CHAPITRE II
LES FAUSSES INTERPRETATIONS DE l'ENSEIGNEMENT INTEGRAL. 1 9
Qui dit enseignement dit, h la fois, instruction et education. — II n'est plus n^cessaire de plaider la cause de Tenseignement du peuple : mot de Michelet r6sumanl les conclusions europeennes. — L'enseignement integral nous donnera-t-il la science encyclop^dique ou simplement - des clartes de tout » ? — Premiere interpretation erron6e : rinstruction integrate serait, selon Jules Simon, la possession de toutes les sciences humaines distributes entre tous les hommes et toutes les femmes sans exception. — Deuxifeme inlerpr^lation erronfee: th6orie de la selection sociale des intelligences, en vue de constituer unc elite. — Impossibilile de cette selection artificielle: on manque de moyens surs pour I'opferer et on ne s'entend pas suffisamment sur « I'elite •. — Dangers sociaux: excfes de centralisation et fonctionnarisme k outrance. — Anemie consecutive de la masse de la nation et discredit jet6 implicitement sur quiconque restera paysan, ouvrier. — Contradictions internes du syst^me et jugement de Proudhon. — 11 ne faut pas faire des 6lus et des reprouves de la science, isoler arlificiel- Icment les savants pour constituer une pedantocratie. — Opinion de Michelet. — L'enseignement integral n'est done ni une culture intensive et encyclopedique, ni une selection artificielle des esprits el un drainage des capitaux intellectuels du pays? — Le d6veloppement m^thodique de toutes les puissances ou facult6s de I'dme humaine par le moyen de I'universalite des sciences, classics et hi6rarchis6es en vue de ce r61e didaclique.