DE CULBUTE EN CULBUTE
L'auteur n’exagère pas. Est-il besoin de rappeler qu’à Rome on fournissait au peuple du pain et des spectacles ?
Il nous montre ensuite que la réglementation appelle la réglementation, puis le développement du fonctionnarisme, rouage nécessaire à la réglementation, puis la course au fonctionnarisme. Et, parallèlement, se développe l’idée que l'intervention du Gouvernement en toutes choses doit remplacer l'initiative privée.
‘La diffusion de l’instruction, continue Herbert Spencer, ‘‘ a agi et agira encore davantage dans le même sens... Les ‘‘ classes pauvres sont mécontentes de l’état de choses actuel, ‘et plus elles sont instruit. plus elles sont mécontentes.”
Et il nous montre le système de contrainte et de réglementation sans limite conduisant à ce qu’il appelle l’esclavage futur, c’est-à-dire, au socialisme.
Le côté le plus frappant de toute cette législation sur l'instruction obligatoire, c’est le côté socialiste.
Le socialisme est l’aboutissement logique de l’anarchie daas les idées. Jniquitas mentita est sibi: On promet l’affranchissement de toute contrainte, et on arrive à la plus effroyable tyrannie. L’État s'empare du capital, du travail, de l’école. En Russie, dit-on, la femme, avec son droit de suffrage, n’est plus libre de disposer de sa personne; et c’est logique, puisqu'elle se doit à l’État.
Au moins l’âme reste-t-elle libre, et la conscience échappe à toute contrainte, fût-ce au prix du martyre.