‹ L'enseignement obligatoire [microforme]Chapitre 19 sur 27 · EN PLEINE FLORAISON · texte numérisé non relu

EN PLEINE FLORAISON

A la lumière de ces principes, et avec les réserves faites, examinons maintenant la question au point de vue des faits.

Dans notre province on sait que le clergé a devancé toute initiative privée ou publique. C’est lui qui a fondé les premières écoles : écoles paroissiales, collèges et séminaires. De tous temps nos curés ont été les recruteurs des collèges, et encore aujourd’hui, dans nos paroisses, le curé se fait le recruteur de l’école. Il estime non seulement qu’il faut que tout ie monde sache lire et écrire, mais que ceux qui ont des ta!:ts trouvent dans l’instruction élémentaire l’occasion de se révéler et de passer à un degré plus élevé d'instruction.

On dit cependant qu’il y a négligence considérable de la part des parents à procurer l'instruction à leurs enfants.

se ’en sais rien personnellement, mais je suis obligé de le nier en attendant qu’on le prouve. Car on ne peut, sur une simple affirmation, condamner un système d'éducation qui fait l’admiration de bien des étrangers.

Le Premier Ministre de la Province a répondu lui-même à toutes les doléances. Qui donc était mieux que luien mesure de le faire ? Qui de nos hommes d’État a fait plus que lui pour l’éducrtion dans la province de Québec ? ”' a créé de toutes pièces les écoles techniques et l’École des Hautes Études Commerciales, et il a fait de la question d'éducation l’objet principal de son administation. Ilaffirme, après comparaison de notre système d'éducation avec celui des autres provir ces, que le nôtre est supérieur. Il cite les chiffres officiels, il invoque son expérience personnelle et sa connaissance des faits. Nous l’avons entendu nier ie bien-fondé de l’accusation portée contre les pères de famille.

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