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L'AUTORITÉ PATERNELLE 7: "HI?S FAIERNELLE

Mais il est évident que ces sacrifices doivent être limités dans la mesure où ils reçoivent une récompense adéquate, et aux choses que permettent la constitution naturelle de la famille, l’autorité nécessaire du père, l’affection et le lien naturel qui doivent en unir les membres.

Or, la formation intellectuelle et morale de l’enfant est une des premières fonctions de la famille, une des plus fortes raisons de son existence. Pas un père de famille ae songerait à abandonner l’âme de son enfant à des étrangers autres

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que ceux de son choix. Autrement, cette formation de l'enfant qui, comme tous les rouages de la vie familiale, tend à l’union, conduirait à l'anarchie. Aucune autorité ne peut remplacer celle du père, à tel point que l’éducateur étranger, s’il n’est soutenu de l’autorité paternelle, ne peut compter sur la soumission et maintenir seul la discipline. Ce que la nature a fait possède la force et la durée.

Le nature ne s’est pas trompée en confiant l'enfance au père de famille. L'autorité de la famille est la plus respectée, quoi qu’on dise, et la plus efficace, précisément parce que l’amour y entre comme élément.

Le père n’a pas de loi uniforme pour ses enfants ; il sait adapter son commandement au caractère de chacun, employant tantôt la rigueur et tantôt la persuasion, et tantôt usant du droit de pardon. Et, dans la dispensation de la justice du père, malgré toute sa mansuétude, combien d'éducations seraient manquées, saus l'intervention de l’affection maternelle !

Cette autorité le père ne la tient pas de l’État et l’État ne peut pas la lui retirer. Cherchez dans le code civil les dispositions concernant le pouvoir paternel. Le code ne fait qu’en constater l’existence en deux mots ; il n’édicte aucune sanction, il laisse au père le droit de sanctionner sa propre loi.

L'autorité paternelle ne saurait être abolie, ni absorbée par l’État, car ‘ elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. Les fils sont quelque “ chose de leur père ; ils sont en quelque sorte une extension de sa personne : ‘et pour parler avec justesse, ce n’est pas immédiatement par eux-mêmes “qu'ils s’agrègent et s’incorporent à la société civile, mais par l’inter- “ médiaire de la société domestique dans laquelle ils sont nés. De ce que “les fils sont naturellement quelque chose de leur père..., ils doivent rester ‘sous la tutelle des parents jusqu’à ce qu’ils aient acquis l'usage du libre “arbitre. Ainsi en substituant à la providence naturelle la providence “* de l’État, les socialistes sont contre la justice naturelle et brisent les liens ‘ de la famille.’ — (Léon XIII, Rerum nevarum.)

La tendance actuelle des hommes à voir des droits partout est symptomatique de l’anarchie qui règne dans les idées. Tout le monde parle du droit de l’enfant à l'instruction, du

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