‹ L'enseignement obligatoire [microforme]Chapitre 9 sur 27 · CE N’EST PAS AU GENDARME —— "°°" SENDARNE · texte numérisé non relu

CE N’EST PAS AU GENDARME —— "°°" SENDARNE

C’est cette royauté que vous me demandez d’abdiquer !

Je tiens ma couronne de Dieu : Ecce haereditas Domini, fili. Qui êtes-vous pour faire pareille demande ? Vous êtes ia majorité, l'intérêt commun ? Je ne connais pas, en dehors de l'intérêt religieux, d’intérêt supérieur à celui de la famille, ni de lien plus sacré que celui du sang. Le patriotisme lui-même y puise toute sa force, et tous les biens de la

terre, le droit même qu’on y peut avoir, la propriété, y sont subordonnés.

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Aussi, suivant les paroles de Léon XIII, repoussons énergiquement la violence pour réussir à garder exclusivement l'autorité sur l'éducation de nos enfants. Ne permettons pas l'intervention du gendarme dans la maison. Nous y sommes souverains. Comme disent les Anglais : An Englishman’s home is his castle.

Et pourtant, quelque rigoureux que soient les principes, il ne faut pas affirmer absolument que l’intérêt général ne puisse être concilié avec le respect des droits que nous venons d’énoncer.

L'État peut raisonnablement prétendre, sans empiéter sur d’autres droits, contrôler l'emploi des fonds qu’il consacre à l'éducation, et il peut exercer sa part d’action dans la mise en œuvre des moyens d’instruction qu’il crée.

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