LA PURES RE RAS
TT T 2D T — e À
De ve
CAO
tation dans le chauffage de ces appareils de la vapeur au feu nu ou de l'emploi de la méthode pneumatique. |
Les ouvriers des fabriques de parfumerie ne sont guère incommodés par les opérations qu’ils pratiquent. Chez quelques-uns on note de la céphalalgie, des troubles nerveux, de la somnolence, de la perte d’appétit. Chez presque tous on constate un certain malaise au commencement, mais il est, généralement peu persistant, l’assuétude est la règle. Des accidents nerveux d'ordre complexe sont parfois très accusés chez ceux qui extraient les parfums au moyen de l'éther ou du sulfure de carbone.
« Dans l'antiquité, nous dit Rimmel dans son Livre des ‘ parfums, la parfumerie était un art de luxe au service de la coquetterie et de la volupté. De nos jours, les parfums demandent à se réhabiliter en s’alliant à la thérapeutique ; leurs prétentions à la conservation de la beauté et à la prolongation de la jeunesse les rendaient suspects comme agents de falsification, mais s'ils produisent leurs titres comme protecteurs de la santé, les médecins et les moralistes seront obligés de leur pardonner leurs agréments.
Les bactériologistes n’ont-ils pas indiqué ren des différentes espèces de parfums sur les ferments producteurs des maladies... Les essences tuent les bactéries... L’acide phénique a dans l'acide thymique un congénère presque agréable. Comment l’hygiène RARES se désintéresser de questions pareilles ».
Rappelons aussi les expériences de Stark et Duméril citées par Layet (Dict. encycl.). Les étoffes de laine de couleur noire ou bleue absorbent et retiennent plus longtemps les odeurs, que ne le font les étoffes de même nature dont la cou-
Le CU PR 2-1 LR ARR TES
leur est rouge ou jaune ; les tissus blancs sont les moins aptes à s'imprégner. Aussi n'est-il pas indifférent pour un médecin de porter tel ou tel vêtement, s'il ne veut pas se faire le véhicule des émanations infectes dont il est quelquefois imprégné, et qui sont indicatrices d'agents infectieux.
Nous ne pouvons dans un cadre aussi restreint parler des maladies de peau causées par l’usage intempestif des préparations de parfumerie. Citons seulement un cas: On a l'habitude de faire succéder à l'usage du savon pour la barbe, celui d’eau renfermant des vinaigres dits de toilette. La peau imprégnée d’eau de savon lavée avec un liquide acide, il en résulte une décomposition, et les acides gras du savon ne peuvent plus être enlevés par les lavages ; ils rancissent sur place, et déterminent des phlegmasies chroniques qui n’ont dans le plus grand nombre de cas d’autre origine.
48° Manutention mililaire.
(Quai de Billy).
La Manutention est un établissement destiné à la fourniture du pain de l’armée de Paris.
On conserve le blé en général en l’aérant dans des locaux secs ; pour cela on le remue souvent à la pelle ou à la vapeur. Le mouvement a pour effet non seulement de le dessécher et d'empêcher la fermentation, mais encore de contrarier le séjour et la multiplication des insectes qui en font leur nourriture. Outre ces moyens, à la manutention, le blé est reçu dans de grandes caisses de tôle d’où 1l s'échappe incessam-
ment par la partie inférieure, tombe dans des appareils qui
GT DÉS PE TER 7 Eee TI NE AE
or
Pr TP Re DT CA
age re 0
Cd ae
PNG le vannent et le criblent, est entraîné par des vis sans fin sur de longs espaces très aérés, puis est reporté par des chaînes à godets dans les chambres supérieures.
La mouture est l’écrasement du blé sur les meules. Le produit de la mouture va aux blutoirs : appareils destinés à séparer la farine du son et des gruaux. A la sortie des blutoirs la farine est prête à être consommée. Le son et les gruaux sont soumis à une nouvelle mouture et à de nouveaux blutages, et constituent des farines de gruau. Le pain de munition est fait avec des farines blutées à 20 pour 100 pour les blés tendres et à 12 pour 100 pour les blés durs, c'est-à-dire que pour 100 kilogrammes de blé il n’y a que 20 kilogrammes d'issues.
Le pain se fait avec de la farine, de l’eau, du levain. Le pétrissage à la main est un travail dur, pénible, exigeant des efforts continuels, aussi peut-on dire que le pétrissage mécanique est une des plus utiles inventions de notre temps, surtout pour les grands établissements publics. Le pétrissage à la mécanique demande environ un quart d'heure. On laisse ensuite la pâte quelque temps à elle-même pour permettre à la fermentation d’achever son effet, puis on pêse et on la tourne pour lui donner la forme qu’elle doit conserver.
La cuisson se fait dans des fours chauffés au bois; elle dure une vingtaine de minutes pour un pain de 1 kilogramme. A côté de ces fours au bois se trouve un modèle de four dit four Lespinasse ou aérotherme : ses avantages sont l’économie du combustible et la continuité de la cuisson, mais un grand inconvénient est l'inégalité de chauffage, aussi ne sontils employés que pour le biscuit dont l'excès de cuisson n’est pas à craindre,
be.
Une machine spéciale roule, découpe, pique les biscuits ;
comme ils sont destinés à se conserver longtemps, on les prépare avec des farines de bonne qualité pétries avec moins d’eau que le pain (1/6 seulement). La pâte est percée de trous afin de donner issue à l'acide carbonique provenant de
la fermentation et empêcher ainsi le soulèvement de la pâte.
19 Fabrique de caoutchouc.
(Aubervilliers).
Le caoutchouc provient presque uniquement de FARINE méridionale et surtout du Brésil.
On commence par le débarrasser de la terre, des écorces, du sable qui lui sont mélangés, et cette purification est faite au moyen de déchiqueteurs, de compresseurs, de pétrisseurs.
On le lamine en feuilles plus ou moins épaisses au moyen de cylindres et il est alors en état d'être façonné.
La vulcanisation découverte en 1839, consiste en sulfurant le caoutchouc à l’empêcher de perdre son élasticité par le froid, à empêcher également que deux feuilles fraîchement coupées n’adhèrent ensemble par la pression, enfin à accroitre beaucoup sa dureté et son élasticité.
Dans ce but on le plonge dans un bain de soufre fondu et on l’y maintient quelques heures; ou bien on le recouvre avec du soufre en poudre et on le met à l’étuve.
Le meilleur dissolvant du caoutchouc est le sulfure de carbone et dans ces dernières années on tend à lui substituer la benzine dont le prix est inférieur. En tous cas le sulfure
RAR Der 1 7,
ER de de carbone l'amène à un état de mollesse qui lui permet de éder à l’insufflation et de recevoir dans ses mailles le soufre qui doit servir à sa vulcanisation.
Une fois retirées du bain, les pièces sont plongées dans la poudre de tale qui absorbe et enlève toutes les parties libres du liquide.
Les tubes se fabriquent au moyen de feuilles; on les coupe nettement aux endroits qui doivent être réunis et on comprime fortement les deux sections l’une contre l'autre. __ Toutes ces opérations se pratiquent à l'air libre ou sous
des hangars. Cependant on perçoit une certaine proportion de vapeur toxique mélangée à l’air. Aussi les intoxications ne sont-elles pas rares. Delpech (Académie 1861) la divise en deux périodes : l’une d'’excitation, l’autre de collapsus. L'ouvrier éprouve de la céphalalgie, des troubles gastro-intestinaux, des frissons, une excitation intellectuelle pouvant aller jusqu'à la folie : puis rapidement se montrent les troubles de la mémoire, l'impuissance, et enfin la paralysie.
20° Maison d'alimentation.
Potin. — Usines de la Villette et de Pantin.
Une visite à ane maison d'alimentation, aussi importante que la maison Potin, ne pouvait manquer de nous offrir un multiple intérêt, et notre attente n'a pas été vaine.
Nous avons trouvé là le résumé de plusieurs de nos excursions antérieures. Aussi la fabrication du chocolat n’a plus de secrets pour nous.
La fabrication des conserves bat son plein ; un millier de
eg pen
personnes écossent des pois qui sont aussitôt mis en boîte, et, nous dit-on, nullement reverdis au sulfate de cuivre.
Nous assistons au grillage du café dont la consommation tend à s’accroître, bien qu’encore très faible relativement aux autres pays, puisqu'en France on ne consomme que 4 kilogr. 46 par habitant, c’est-à-dire 4 fois moins qu'en Belgique, et 6 fois moins qu’en Hollande. Peut-être cela üent-il aux droits élevés mis sur cette denrée : 150 fr. par 100 kilogrammes.
Plus loin nous assistons à la confection des gâteaux secs; la pâte est découpée mécaniquement, traverse un long four, et à sa sortie est bonne à être livrée à la consommation.
Mais un des points les plus intéressants est certainement ce qui à trait à la manutention des liquides. Nous sommes conduits à l’usine de Pantin où nous voyons les opérations que subissent les alcools, les huiles, les essences... au point de vue de la parfumerie, de la droguerie.... La partie qui réclame le plus notre attention concerne les opérations que doit subir le vin de Champagne.
Rappelons que ce vin remonte à la plus haute antiquité, puisqu'il en est fait mention en l'an 530 dans le testament de saint Rémy, archevêque de Reims.
Notons aussi que c’est à un chimiste distingué, M. François de Châlons-sur-Marne, que l’on doit en 1836, la détermina- ‘tion exacte au moyen du gleuco-œnomêtre, de la quantité du * sucre que doit contenir ce vin pour produire une helle mousse
tout en évitant la rupture des bouteilles.
La maison Potin reçoit donc son Champagne des lieux de : production et lui fait subir les diverses opérations que nous allons passer en revue.
Godart 10
Lee ï
DE
1° Le tirage, ou mise en bouteilles. Îl est-ainsi emmagasiné dans la position horizontale : la fermentation s’accomplit peu à peu, et le gaz ne pouvant s'échapper par suite du bouchage hermétique, reste en dissolution dans le liquide et forme la mousse.
% Mise sur pointe. La fermentation a donné naissance à un dépôt qu’il faudra extraire; dans ce but, on met les bouteilles la tête en bas, et chaque jour pendant 1 à ? moison les remue légérement, de sorte que le dépôt descend sur le bouchon.
3 Dégorgement. Le liquide est devenu d’une limpidité absolue, et il s’agit d’enlever le dépôt accumulé sur le bouchon; l’ouvrier la tenant dans la position renversée, extrait le bouchon qui sort de la bouteille avec explosion entrainant le dépôt.
4 Dosage. On femplit le vide produit par le dégorgement par une quantité plus ou moins grande d’une liqueur faite de sucre dissous dans du vin ou de Palcool.
Il ne reste plus qu’à boucher, ficeler, habiller, emballer et expédier.
21° Tannerie.
Le tannage a pour effet de combiner la matière animale de la peau avec le tannin, et de produire ainsi un composé inso= luble dans l’eau et peu disposé à s'en pénétrer, il est devenu imputrescible. |
Les premières opérations sont l’échauffage, le débourrage ou épilage, l’écharnage.