‹ L'enseignement pratique de l'hygiène à la Faculté de Médecine de Paris: Musée - Excursions - LaboratoireChapitre 25 sur 27 · LA TR · texte numérisé non relu

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on en déchire les membranes par l’action de deux cylindres armés de dents coniques.

La graisse ainsi préparée est introduite dans une cuve chauffée à la vapeur avec un peu de carbonate de potasse. La majeure partie vient flotier à la surface, on la soutire dans des vases où elle se soldifie peu à peu. Ces opérations ne se font pas sans être accompagnées d'odeurs pénétrantes et qui impressionnent désagréablement l’odorat. La graisse solidifiée est: soumise à une expression entre des plaques de fer étamé portées à 25 et 28 degrés, et on actionne la presse hydraulique de façon à obtenir un gâteau solide qui sera le résidu formé surtout de stéarine. Ce résidu représente environ comme poids le 1/2 ou le 1/8 de la graisse. Le produit qui s'écoule est un mélange de reste de stéarine, de margarine et d’oléine.

Le beurre s'obtient en barattant cette oléo-margarine avec la moitié de son poids de lait. Après diverses opérations ayant pour but de le débarrasser des liquides qu'il contient en excès, et de lui donner la fermeté voulue, il est mis en mottes et est prêt à être livré à la consommation. 4

L’emballage se fait soigneusement, et dans de petits barils portant en gros caractères le mot : margarine, afin que l’acheteur sache bien ce qu’il prend. M. Mègel’nventeur, voulait que la margarine remplaçât le beurre pour les classes peu aisées ; aujourd'hui cette industrie est florissante, car [a margarine est très employée ; mais malheureusemont elle sert à frelater le beurre non seulement aux halles et chez les revendeurs, mais encore dans les pays de production : de grandes quantités sont envoyées journellement en Hollande, en Bretagne, en Normandie, d’où elles nous reviennent sous forme de

LS ue beurre. Heureusement que depuis les derniers travaux du Laboratoire municipal, la fraude est facilement reconnue, et les pénalités en sont très sévères.

Au point de vue hygiénique, il est certain que la margarine n’est pas à rejeter, surtout lorsque l’on emploie pour la fabrication des graisses de bonne qualité, et que l'on a soin

, d'écarter celles qui ont subi un commencement d’altéralion ou qui proviennent d'animaux morts on malades.

Quant au résidu, il est en grande partie expédié en Amérique. En effet dans les crêémeries des États-Unis la erême est soigneusement retirée du lait pour être vendue à part ; le lait écrémé est mélangé à ce résidu, et ce produit artistement travaillé se condense en une sorte de pâte malléable qu’on bat soigneusement jusqu'à ce qu'elle ait pris la consistance d’un fromage ayant tout à fait l'aspect du meilleur Chester; et même certains marchands ne se font aucun scrupule de le vendre comme Chester véritable, et même de lexporter en Europe. |

22% Verrerie Appert.

(Usine de Clichy).

Les matières premières qui entrent dans la composition du verre sont d'une part la silice qui est l'élément essentiel, d’autre part des oxydes de métaux qui servent de bases ou fon dants : potasse (carbonate). Soude (carbonate ou sulfate), chaux, alumine, etc.

Noire butren visitant l’usine de M. Appert est de voir le fonctionnement du nouveau mode de soufflage.

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Dès 1824, un ouvrier de la manufacture de Baccarat ävait imaginé le Piston Robinet : simple boule ou récipient d’air placé à l'extrémité de la canne ; ce piston a rendu de grands services, mais la petite quantité d'air qu'il peut contenir n’en rend l’emploi applicable que pour les petites pièces. En 1833 M. Bontemps essaie de perfectionner cette invention. En 1846 M. Flamm réclame la priorité d’un système, mais il ne s’est même pas généralisé dans les ateliers où il avait pris nais-

sance.

Il faut attendre jusqu’en 1879 où M. Appert installe le nouveau mode de soufflage dans son usine de Clichy. La force première, l'élément essentiel du travail est l’air comprimé qui est distribué dans les ateliers comme on distribueratt de l’eau ou de la lumière.

L’air arrive au banc du verrier sous une pression peu élevée, mais continue. La canne est mobile en tout sens grâce à un charriot et à un ingénieux dispositif, une pédale permet de régler à volonté l'afflux de l'air.

On divise en général les accidents des verriers en trois catégories : 1° Accidents dus au maniement de la canne : ampoules, phlyctènes, callosités, crevasses des mains ; 2° Dus à l'éclat de la lumière et à l'intensité de la chaleur : cataractes, brûlure avec érythème ou marbrure de la face, des mains, des avant-bras, transpiration excessive, polydypsie. 3 Dus au soufflage du verre : gerçures des lèvres, psoriasis buccal, hernies, déchirures du poumon, accidents syphilitiques.

Ce sont les accidents de cette troisième catégorie qui avec le système nouveau disparaissent : le plus fréquent était assurément la transmission de la syphilis. Quelques vieux ou-

Ca N

vriers sont encore rebelles et de temps à autre portent la canne à leur bouche, mais leur nombre diminue de jour en POUR

Sous nos yeux l'on souffle une énorme sphère destinée à faire des verres de montre que l'on obtiendra en découpant

sur elle autant de petits cercles. RE

* Dans un atelier spécial nous voyons fabriquer le verre per-

foré au moyen d’une pointe animée d’un mouvement rapide ;

l'usage commence à s’en répandre dansles locaux renfermant des collectivités.

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