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ÉLÈVES DES ÉCOLES PRIMAIRES

ÉTATS

Date.

Nombre. '

(Report on éducation 1893-1894).

'ïombre.

Garçons.

Filles.

Total fréquentation pour 100 élève»

Angleterre et Galles.

Ecosse.

Irlande.

Pays-Bas.

Belgique.

France.

Prusse.

Saxe.

Bavière.

Warttemberg.

Bade.

Hesse.

Suisse.

Autriche.

Hongrie.

Portugal.

Espagne.

Italie.

Serbie.

Roumanie.

Bulgarie.

Russie.

Finlande.

Suède.

Norvège.

Danemark.

Algérie.

Tunisie.

Séné-al.

Le Cap.

Réunion.

Inde Française.

Cocliinchine.

Japon.

Nouvelle-Galles du Sud.

Victoria.

Australie occidentale.

Tasmanie.

Nouvelle-Zélande.

Nouvelle-Calédonie.

Québec.

Ontario.

Nouvelle-Ecosse.

Nouveau-Brunswick.

Manitoba.

British Columbia.

États-Unis.

Guatemala.

Salvador.

St-Pierre et Miquelon.

Guadeloupe.

Martinique.

Guyane française.

Uruguay.

République Argentine.

l'enseignement prim.\ire.

562 l'enseigneiMent primaire dans les pays civilisés.

Rapport du nombre des élèves avec le nombre des écoles, des maîtres et des habitants. — Un statisticien ne peut se défendre de rapprocher les nombres relatifs aux écoles, aux maîtres, aux élèves, aux habitants et de calculer le rapport qui existe entre eux. Il le fait sans inconvénient quand il a préalablement prévenu en termes exprès que les nombres rapprochés ne sont pas identiques et que les rapports qui en résultent n'ont par conséquent pas une valeur numérique rigoureuse. Il obtient ainsi une notion comparative qui offre de l'intérêt — c'est pourquoi je la donne dans le tableau de la page 565 — mais qui, pas plus que les tableaux précédents, ne fournit la mesure comparative exacte de l'enseignement primaire dans les États du monde civilisé, parce que les éléments dont elle est formée sont disparates \

1" Le nombre des élèves des écoles publiques indiqué par école varie beaucoup d'un pays à l'autre : de 35 au Manitoba à 262 au Sénégal. Il est impossible de croire qu'il y ait en moyenne 262 élèves par école au Sénégal et de ne pas penser qu'il y a là une erreur de la statistique, soit qu'on ait oublié de compter des écoles, soit plutôt qu'on ait exagéré le nombre des élèves. Y aurait-il une exagération du même genre en Angleterre et en Ecosse, résultant du désir qu'ont les directeurs d'obtenir de l'État une forte subvention ? Il ne semble pas pourtant qu'il y en ait dans les pays allemands où le nombre des élèves par école dépasse 100, ainsi qu'en Autriche, aux Pays-Bas et en Belgique, et dans plusieurs ■colonies. La moyenne est entre 60 et 80. En général, dans les -contrées qui ont beaucoup de villes et une population dense, il semble que le nombre des élèves par école doive être supérieur à

1. Dans son intéressant mémoire Di alcuni indici misuratori del movimento economico in Italia, M. L. Bodio a trouvé à peu près les mêmes proportions que nous, •d'abord en comptant les élèves des écoles publiques et privées :

Pour 100 habitants 14.3 élèves dans les Pays-Bas en I89i (13.4 en 1878). en France en 1892 (i3.i en 1872), en Prusse en i89i (16.3 en 1871).

&a Suisse en 1891 (15.6 en I87i).

en Autriche en 1892 (lO.l en 1875).

en Italie en 1894 (6.4 en 1872).

Puis en limitant la comparaison aux écoles publiques (ou assimilées à des écoles publiques) il a trouvé :

Pour 100 habitants 17.0 élèves en Angleterre en 1892 (i2.i en 1876). Id, 9.9 id. dans les Pays-Bas en 1891 (lO en 1880).

en Belgique en i892 (lo en 1872).

en France en 1892 (io.6 en 1872).

en Prusse en I89i (i5.8 en 1872).

en Italie en 1849 (5.8 eu 1872).

Id.

id.

Id.

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Id.

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Id.

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Id.

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Id.

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ÉLÈVES. 563

celui des contrées où la population est disséminée en petits villages. Toutefois, cette distinction ne ressort pas du tableau aussi clairement qu'on aurait pu le penser.

Le nombre de plus de 200 élèves en moyenne par école qui apparaît dans la statistique de l'Angleterre, de l'Ecosse et de la Saxe est très surprenant, même celui de 100 élèves dans des pays neufs, comme la Nouvelle-Galles du Sud et Victoria.

Il faut observer à propos de ce tableau, en premier lieu, que la durée de la fréquentation n'est pas la même dans tous les pays. Ainsi l'obligation dure sept ans en France, de 6 ans révolus à 13 ans -, elle endure huit, de 6 à 14, en Prusse *, elle en dure trois seulement, de 6 à 9, en Italie. Or, le rapport du nombre des enfants dans les écoles à la population totale augmente avec la durée de l'écolage. Il est vrai qu'on peut répondre que plus l'enfant reste d'années sur les bancs, plus il s'instruit et qu'ainsi l'élévation du rapport correspond réellement à un meilleur état d'instruction.

En second lieu, comme je l'ai fait déjà remarquer, les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille ne sont pas mentionnés dans les statistiques, à l'exception de la Suède (et de la France depuis quelques années) ; il est vrai qu'en général leur nombre est trop peu considérable pour influer beaucoup sur le total général.

Quelques rapports paraissent exagérés, comme ceux de la Nouvelle-Galles du Sud, de Victoria, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et même des États-Unis, qui accusent 1 élève par 4 ou 5 habitants. Il est vrai qu'aux États-Unis le nombre des enfants d'âge scolaire forme à peu près le cinquième de la population^; mais, d'autre part, la durée de la fréquentation moyenne pendant l'année étant bien inférieure à celle de l'Allemagne ou de la France, la comparaison du nombre des enfants inscrits dans les écoles de ces pays ne mesure pas la somme d'instruction reçue.

D'autres sont faibles, comme le Portugal, la Roumanie, la Serbie, la Russie ; on en comprend aisément la raison : c'est que l'instruction primaire y est encore peu développée. Mais il y a certains rapports très faibles qu'il ne faut pas accepter sans explication ; ainsi en Tunisie, la population indigène, qui fréquente très peu les écoles, compte dans le rapport comme la population européenne

1. En 1870, 23.5 p. 100 de la population totale avalent de 0 à lO ans; 22.8 p. lOO avaient de il à 20 ans. Voir la Population française, par E. Levasseur, t. Il, p. 277. En 1890, le nombre des personnes de 6 à 20 ans (c'est-à-dire, d'après la classification du census, les personnes d'âge scolaire) était de 35.8 p. lOO.

qui les fréquente. Le même inconvénient se présente en Algérie. C'est pourquoi nous n'avons pas cni devoir donner de proportion pour l'Algérie ^

2** Le nombre des élèves par maître est un renseignement intéressant, mais dont il faut user aussi avec beaucoup de discernement et de discrétion. C'est l'Angleterre qui est à une extrémité avec 103 élèves par maître et la Nouvelle-Calédonie à l'autre avec 24 élèves. La proportion est très forte, relativement aux maîtres comme aux écoles, pour l'Ecosse et les États allemands ; elle est, au contraire, très faible pour le Manitoba, le Sénégal, le Cap, l'Inde française, la Nouvelle-Ecosse, la Guyane française. La moyenne générale se rapproche de 50, nombre qui est considéré comme le maximum d'enfants qu'un maître peut instruire.

Il est logique que la proportion des élèves par maître soit inférieure à celle des élèves par école, puisqu'il y a des écoles à plusieurs maîtres. J'ai dit que dans les grandes villes, en général, l'enseignement exigeait proportionnellement moins de maîtres que dans les villages ; c'est peut-être pourquoi nous avons trouvé 103 élèves par maître diplômé en Angleterre, tandis qu'on n'en trouve que 51 en Suisse. Mais il y a peut-être aussi une autre cause, c'est que les maîtres diplômés sont aidés en Angleterre par un grand nombre de maîtres auxiliaires qui ne figurent pas dans la statistique. En effet, dans un pays où la méthode d'enseignement mutuel est appliquée et où il y a, par suite, beaucoup de maîtres non diplômés, on peut trouver une très forte proportion d'élèves par maître diplômé, sans qu'en réalité les maîtres soient surchargés.

3** En troisième lieu, le rapport du nombre des élèves au nombre total des habitants dépend en partie du rapport du nombre des enfants à la population totale. Or, en supposant que tous les enfants de deux pays fréquentent l'école, celui où la natalité est forte aura nécessairement une proportion d'élèves plus considérable que celui où elle est faible .

La religion et la race ont évidemment une influence sur l'aptitude des populations à rechercher et à recevoir l'instruction publique. Ainsi, en Hongrie, les statisticiens classent dans l'ordre suivant le degré d'instruction de la population suivant la religion : Israélites, calvinistes, luthériens, catholiques, grecs, et suivant la race : Allemands, Magyars, Slaves, Roumains et Ruthènes.

1. Voir, à ce sujet, le rapport au ministre qui se trouve en tête du cinquième volume de la Statistique de l'enseignement primaire (ministère de l'instruction publique).

ÉLÈVES

Ecoles publiques.

Rapport du nombre des élèves avec le nombre des écoles, des maîtres

et des habitants.

Angleterre et Galles . . .

Ecosse

Irlande

Pays-Bas

Belgique

France

Prusse

Saxe

Bavière

Wiirttemberg

Bade

Hesse

Suisse

Autriche

Hongrie

Portugal

Espagne

Italie

Serbie

Roumanie

Bulgarie

Turquie

Russie

Finlande

Suède

Norvège

Danemark

Algérie

Tunisie

Sénégal

Le Cap

Réunion

Inde française

Cochinchine

Japon

Nouvelle-Galles du Sud .

Australie occidentale . .

Tasmanie

Nouvelle-Zélande . . . .

Nouvelle-Calédonie . . .

Québec

Ontario

Nevtr Brunswick

Nouvelle-Ecosse

Manitoba

British Columbia . . . .

Etats-Unis

Mexique

Equateur

Guatemala

Salvador

Saint-Pierre et Miquelon Guadeloupe. . . . '. . .

Martinique

Guyane française . . . .

Uruguay

République Argentine . .

a) Population européenne.

KOUBBG D'élièVBS des écoles publiques

par école.

par maître.

par 100 habitants.

ÉCOLRS

publiques

et privées

réunies.

Nombre

d'élèves

par

100 habitants

KOMBRB

d'élèves inscrits

dans les écoles

primaires

par 100 habitants

d'après

notre tableau

statistique

de l'instruclion

primaire dressé en 1873.

15 Vî 1%

12 Vî

17 Vi

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