‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 28 sur 219 · en 1877, époque OÙ ont commence les laïcisations · texte numérisé non relu

en 1877, époque OÙ ont commence les laïcisations

2. De 1887 à 1895, le nombre de leurs élèves dans renseignement public a diminué de 352 816 ; celui de leurs élèves dans l'enseignement privé a augmenté de 272 937.

la raison principale pour laquelle le nombre des élèves des écoles congréganistes privées a augmenté de 272937 en huit ans et que celui des écoles publiques a diminué de 352816.

Ce n'est pas la seule. Les écoles publiques sont dans certaines communes énergiqaement soutenues par les autorités municipales; mais, dans certaines autres, elles le sont peu. Les sentiments antireligieux ou religieux, trop étroitement liés en France aux opinions politiques, gouvernent cette matière. Chez les propriétaires, dans beaucoup de communes rurales, l'école congréganiste rencontre une sympathie et des encouragements qui s'adressent plus rarement à l'école laïqne ; des prédicateurs et des confesseurs détournent, au nom du salut éternel, les mères d'envoyer leurs enfants à l'école laïque. Il arrive par suite que les écoles congréganistes, aidées du concours moral et même financier de personnes pieuses, non seulement s'établissent, malgré le vœu d'un conseil municipal, à côté de l'école publique, mais aussi qu'elles sont, dans certaines communes, protégées par le conseil municipal contre l'école publique laïque.

Somme toute, si l'on compare l'année 1876-1877, première année de la nouvelle série statistique et commencement des transformations scolaires, avec l'année 1894-1895, on trouve qu'en nombre rond il y a eu (France en 1876-1877, France et Algérie en 1894- 1895) une augmentation de 11700 écoles primaires, résultant de la création de 15700 écoles laïques publiques (7300 de garçons et mixtes, 8400 de filles) et de 6 000 écoles privées congréganistes (2100 de garçons et mixtes, 3 900 de filles) d'une part, et de la suppression, d'autre part, de 7 300 écoles publiques congi'éganistes (2 800 de garçons et mixtes, 4500 de filles) et de 2 700 écoles privées laïques (600 de garçons et mixtes, 2 100 de filles).

Sous le nouveau régime, le nombre des élèves a continué à progresser : 5 049 363 (sans l'Algérie) en 1881-1882 et 5623 401 (avec l'Algérie) en 1888-1889 : le chifire le plus fort qui ait été atteint jusqu'ici. Ce nombre est descendu ensuite à 5 540 091 en 1894-1890. Gomme il y a eu une augmentation tous les ans pour r Algérie, il y a eu, d'autre part, pour la France une diminution de 103390 en six ans. Il convient, ainsi qu'il est expliqué dans le rapport du Y° volume de la Statistique de l'enseignement primaire^ ^ d'attribuer cette diminution en majeure partie à la diminution de

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