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annexe, et entreprit lui-même de réformer la prononciation chez les élèves-maîtres et les élèves-maîtresses. Le succès ne se fit pas longtemps attendre, Dès les premiers examens, on remarqua une amélioration très grande.
Chez ses élèves, point d'affectation, ni d'exagération ; mais l'expression naturelle. Son innovation rencontra d’ardents contradicteurs ; on le critiqua, plusieurs mêmes s'en moquèrent, mais rien ne le découragea. ‘Je suis dans le vrai, disait-il, je finirai par avoir raison.” En effet, la véritable révolution qu'il opéra à l’école normale ouvrit les yeux à plusieurs de ses plus chauds contradicteurs. Plusieurs directeurs d'institutions le sollicitèrent de donner des leçons chez eux. Au commencement de 1884 le séminaire de Québec l'avait nommé son professeur de lecture. La mort lui laissa juste le temps de donner deux ou trois leçons ; il mourut le six décembre de la même année. M. l'abbé Lagacé a publié un livre digne de la grande réforme qu'il a inaugurée. Le “ Cours de lecture à hau'e voix” du regretté Principal lui survit. Il guidera toujours les hommes intelligents et soucieux de la conservation de notre langue,
Le Révérend M. Louis-Nazaire Bégin, l’un des prêtres les plus éminents de l’archidiocèse
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de Québec, théologien très distingué, membre de la Société Royale du Canada, prêtre qui par sa science profonde, rehaus+é par les plus belles qualités du cœur fait honneur à sa nationalité, succéda à M. Legacé. Avant son entrée à l’école normale, M. l’abbé Bégin a été successivement directeur du petit et du grand séminaire de Québec, préfet des études, professeur de théologie et d'histoire ecclésiastique. Sous la haute et sage direction de cet érudit, l’école normale Laval continue à rendre de très grands services à notre province.
À part les cinq Principaux dont nous venons d’esquisser bien imparfaitement la biographie, il est un homme intimement lié à l'institution qui fait l'objet de ce travail. Depuis bientôt douze ans, M, l'abbé Th. G. Rouleau exerce les fonctions d’Assistant-Principal. Il a rempli la charge de Principal à deux époques différentes ; en 1879, lors du second voyage de M. Lagacé en Europe, et en 1884, à la mort de ce dernier. M. l’abbé Rouleau est actuellement professeur de latin et de philosophie,
Il serait difficile d'énumérer les immenses services que ce digne prêtre a rendus et rend encore à l'institution, à la jeunesse et au pays.
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Depuis l'établissement de l’école normale Laval, 1847 diplômes ont été accordés, savoir : 107 pour académie, 850 pour école modèle; 910pour école élémentaire. Grand total, 1847.
Pour académie... … 107 à des maîtres.
‘école modèle... 294 ‘“ “ " " PR UE 536 à des maîtreses.
‘ élémentaire..:..….. 267 à des maîtres.
“ D Ver dat 643 à des maîtresses.
Grand total... 1847 diplômes octroyés-
Il est bon de remarquer que ces chiffres ne représentent pas le nombre des élèves.
Plusieurs élèves reçoivent successivement les trois brevets : élémentaire, modèle, académique. Faute de ce renseignement, on courrait le risque de doubler et quelque fois de tripler le nombre des élèves qui ont fuit leur cours normal
Maintenant, une question très importante se pose tout naturellement ; y a-t-il un nombre. satisfaisant d'élèves diplômés à l’école normale Laval qui se soient livrés à l’enseignement ? Les. deux petits tableaux suivants me paraissent répondre affirmativement :
1o—DE 1857 à 1867.
Sur les 518 élèves qui ont fréquenté l’école
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[abe le- QUESTIONS DIVERSES 61 | ss normale. jusqu’à la fin de la dernière année
scolaire, 818 diplômes ont été octroyés à 281 élèves, savoir :
137 pour école élémentaire.
168 ‘ ‘ modèle, et 28 ‘académie.
À part les 281 élèves, dont 97 instituteurs €t 184 institutrices qui ont obtenu des diplômes yés- de l’école normale, 47 en ont eu de quelques bureaux d'examinateurs. Sur ce nombre 24
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si diplômés n’ont pas enseigné. De ces 24 anciens É las élèves, il n’y en a que 7 qui,sans raison appa- | ve rente, aient négligé d'enseigner. La mort, la | Are maladie, le manque de situation ont empêché di bre des autres de satisfaire à la loi. 1 Il faut conclure de là que les dix-onzième ï e se des élèves munis de diplômes se sont livrés à Li) bre- l'enseignement :
ale 5 instituteurs ÿ pendant 9 années.
hs 4 ss et 9 institutrices HR De ré- RE ÿ Mn Mu 8 66 16 ‘6 66 6 6 5 : 20 ; RAT 6 ‘6 927 66 OL ; «6 dé 0 A î à k
En 1867, 172 élèves de l’école normale Laval étaient employés dans l'enseignement. Tel est le bilan des dix premières années de cette institution. (1)