‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 15 sur 94 · Ibid.f p · texte numérisé non relu

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claires et unanimes, le maître ne peut être tenu de remplir cette lacune * ». Bannissons donc toute recherche de cet ordre. La pédagogie doit s'abstenir de toute métaphysique '.

Sur quels arguments s'appuie-t-on, en définitive, pour dénier à la pédagogie le droit de rechercher la iSn de réducation? C'est d'abord que cette question est très difficile à résoudre. Argument paresseux, nous semblet-il. — Cet autre est-il meilleur : exclure de la pédagogie le problème métaphysique, c'est la constituer comme science? Mais n'est-ce pas là mal raisonner? Qui empêche en efTet la pédagogie, après qu'elle a déterminé, par la méthode à priori de la métaphysique, le but de l'éducation, d'étudier, suivant la méthode expérimentale de la science, tous les problèmes éndmérés par Bain? La question toute théorique de la fin de l'éducation n'exclut pas la question toute pratique des moyens de l'éducation, pas plus que la méthode à priori^ employée dans Tétude de la première question, où elle est de mise, n'est exclusive de la méthode expérimentale^ appliquée à la seconde, pour laquelle seule elle est qualifiée.

La pédagogie d'ailleurs ne peut pas éviter ce problème fondamental sans s'exposer à une objection dirimante. Les faits dont elle a à connaître ne sont pas de môme nature que ceux qui font l'objet des sciences physiques et naturelles. Ces dernières étudient les phénomènes naturels, c'est-à-dire des phénomènes nécessaires. La pédagogie, au contraire, a pour objet l'éducation.

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