‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 3 sur 94 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

« tableaux » fixant le nombre d'heures attribué, dans chaque classe, aux divers enseignements, énumérant les chapitres d'histoire, de littérature ou de physique qui devront composer le « cours » dans chaque année d'études. Mais on y trouvera longuement discutée la question de savoir sur quelle philosophie générale de l'homme et de la société notre Enseignement secondaire peut et doit s'édifier.

Le lecteur verra sans doute dans ce caractère tout théorique de notre livre l'efifet d'un parti pris. C'en est un assurément et notre conviction — que nous avons essayé de justifier par deux ou trois exemples — est qu'on ne s'entendra point sur les questions pratiques, tant qu'on n'aura pas pris soin de se mettre d'accord sur les questions théoriques — ou, en d'autres termes, que la recherche de la fin doit précéder celle des moyens.

C'est là, nous le savons, une vue peu conforme à celles qui ont cours aujourd'hui. — « Le mal qui tue notre Enseignement secondaire, entend-on répéter partout, c'est la théorie et l'uniformité. Laissez-le prendre contact avec la vie, se modeler sur la société, s'assouplir et se diversifier suivant les besoins modernes. Loin de vouloir régler et diriger, au nom d'abstractions sans vie, les institutions pédagogiques, il faut les laisser croître et se développer spontanément. »

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