‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 43 sur 94 · td., p · texte numérisé non relu

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un système d'études libérales, considérées comme nécessaires à tous les esprits cultivés et comme Tintroduction commune aux diverses professions studieuses *. » En d'autres termes, la fin de l'éducation libérale est invariable et pour ainsi dire absolue. Conçue par la raison, elle participe de son universalité. Mais les moyens par lesquels on poursuit cette fin ne peuvent être déterminés que par Texpérience. Aussi varient-ils avec les époques et les lieux. Ce sont « les institutions, les lois et les mœurs » qui fixent, « pour chaque nation, pour chaque époque, le type » de l'Enseignement classique*. « Les Grecs et les Romains n'avaient, en fait de textes canoniques, qu'Homère et les Douze Tables : bien des gens leur en ont fait compliment, et aujourd'hui surtout on les entend féliciter tous les jours de ce qu'ils n'avaient point de grec et de latin, c'est-à-dire de langues mortes à apprendre. Or, qu'en est-il arrivé? Qu'ils ont dû imaginer, pour l'éducation de leur jeunesse, pour les besoins de leurs écoles, cette rhétorique si subtile, si technique, si scolastique, qu'Aristote, Cicéron, Quintilien et les autres rhéteurs de moins haut parage nous font connaître : rhétorique que les modernes ont avec raison abrégée, simplifiée, humanisée, parce qu'elle est de peu de valeur intrinsèque, et qu'à titre d'outil ou d'instrument scolastique, elle ne leur était plus nécessaire, grâce à V invention du latin ; sans qu'il en faille conclure que les Grecs et les Romains ont eu tort de s'y tant attacher, lorsqu'ils n'avaient rien de mieux à mettre à la place ^. »

1. Cournot, Des Institutions d'instruction publique en France, 1864, p. 39.

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