‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 5 sur 94 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

la libre recherche, dégager des mesquines préoccupations d'utilité matérielle l'activité désintéressée des esprits, — tout ce qui, d'autre part, peut nourrir dans la conscience le sentiment de la justice et encourager le rêve d'une cité fraternelle, tout cela, nous demandons qu'on en fasse la substance même de l'Enseignement secondaire.

On le voit, nous repoussons de toutes nos forces cette soi-disant « démocratisation » de l'Enseignement secondaire qui consisterait, sous prétexte de le mettre à la portée du grand nombre, à faire de l'Enseignement moderne le véritable Enseignement secondaire, tandis que les études classiques et vraiment libérales seraient réservées à une infime minorité. C'est là, croyons-nous, à l'égard des vrais intérêts de notre démocratie, une politique à courte vue, dont les effets, pour n'être pas immédiatement discernables, n'en seront que plus désastreux. La vraie réforme démocratique de l'Enseignement secondaire — tout notre travail s'efforce de le prouver — consiste à renouveler dans un esprit véritablement libéral les études classiques, et à restaurer, en proclamant bien haut leur supériorité, en les défendant contre toute concurrence d'un enseignement inférieur, leur prestige aux yeux du public et des familles.

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