XII INTRODUCTION
saient et en avaient la direction. Ostensibleme les jésuites sont partis ; mais leurs maisons si! sistent; elles ont ouvert leurs portes pour la r^ trée dernière, peut-être avec d'autres professeui certainement avec des professeurs portant un au^ costume ; mais l'esprit de ces maisons n'a jj changé, et attendez un an ou deux : si l'État n'^ pas armé contre leur retour, les mêmes prof seurs réapparaîtront, portant peut-être la sd tane du prêtre de l'ordinaire au lieu de la robe ( moine, et dans cette lutte du moine rebelle con^ l'État laïque, quel sera le vaincu ? '
Il faut dire ces choses et les redire sans noi lasser. L'attention publique, dans notre paj passe trop facilement d'un objet à un autre ; i lendemain d'un débat retentissant, on croit tn vite en avoir fini avec un péril éloquemment dl nonce; c'est le devoir de ceux qui ont à cœur' prospérité de l'enseignement laïque, qui croient sa nécessité dans une démocratie laïque, de rappeli à tous, législateurs, gouvernants et gouverné que la tâche entreprise par le vote de l'article i de la loi du i®'' juillet igoi n'est pas terminée, i qu'à moins de consentir à être dupe de ses pin ennemis, le Parlement républicain doit donner l'État laïque les droits de surveillance sans lesque on aura en vain édicté un nouveau texte législatij l'État sera désarmé.
Une objection a été faite, que relate M. Rib( dans son rapport : « Les visites des inspecteur dit-il, sont une garantie dont l'enseignement libi ne manquera pas de se prévaloir auprès des fi
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lies ». Pour la même raison, certains partisans terminés de l'enseignement laïque hésitent à mander l'inspection. M. Ribot ajoute que « cette isidération ne saurait empêcher l'État de remr son devoir », dont Guizot disait déjà, en i836, € « l'État ne saurait s'en départir sans altérer moralité publique en abaissant sa propre dignité » . lis il dépend de TÉtat que cette inspection ne lisse donner aux directeurs d'enseignement libre cun prétexte à réclame abusive. Sans doute, si \ inspecteurs de TÉtat laïque distribuent, dans s maisons, selon qu'ils seront plus ou moins tisfaits, à des points de vue divers, de ce qu'ils iront vu et entendu, l'éloge ou le blâme, il faudra attendre à ce que toute parole élogieuse soit rgement exploitée comme l'irrécusable témoignage i l'excellence de la maison, toute expressioij de âme étant, au contraire, présentée comme le réiltat d'une hostilité de parti pris. Mais, l'écueil mnu, il est facile de l'éviter. Que doit se pro- }ser l'Etat en faisant inspecter les établissements bres ? D'abord, savoir ce qui s'y passe ; il doit se înseigner, il n'est pas obligé de dire ce qu'il ense des renseignements recueillis ; il doit veiller isuite à ce que certaines prescriptions d'ordre ublic ne soient pas enfreintes. Un homme est-il utorisé à réclamer l'estime, la confiance, la symathie de ses concitoyens par cela seul qu'il n'a imais été condamné ? Il lui faut d'autres titres ue cette négative. Ainsi sera des établissements bres. La renommée des uns s'établira sur d'autres ases que l'absence de contraventions, et on en peut