XIV INTRODUCTION
concevoir où renseignement serait d'une faible: insigne, sans que l'inspection y relève aucun m^ quement au respect dû à la Constitution, aux P« voirs publics, etc. Maïs le mot inspection est pej être impropre. En vertu des habitudes reçues, éveille dans certains esprits Tidée d'examen su| d'éloge ou de blâme et qui confère une sorte d'^ tampille. De cela, TÉtat doit se garder absolumei Ne disons pas inspection, si le mot peut être ni compris; disons surveillance. Cette surveillan n'existe pas, il faut l'organiser.
Il le faut, parce que l'éducation des Jeunes géq rations est chose trop grave pour que l'État désintéresse de la façon dont la pratiquent ceux^ mêmes à qui a été accordé le droit de s'y livrei il le faut, afin qu'on puisse apprécier plus sûr ment ce que, dans la lutte qui va se poursuivi] l'intérêt de l'esprit et de l'État laïques exige; cela est de toute nécessité enfin, parce qu'une noi velle loi ayant été votée, il s'agit maintenant ( faire respecter la loi (i).
(1) Ce qu'on vient de lire était écrit et envoyé à la compos tion, novembre 1901, quand le Sénat a pris en considératio le 10 décembre, par 197 voix contre i57, une proposition * loi signée de M. Béraud et 91 de ses collègues, tendant l'abrogation du titre m de la loi du 15 mars 1850. On lit da: l'exposé des motifs :
« Il semblait que le premier devoir des républicains devi être, une fois revenus au pouvoir, d'effacer jusqu'à la trace • cette loi (la loi de 1850) qui a été la plus grande victoire cléi cale du dix-neuvième siècle.
« La loi du 1^^ juillet 1901 sur les associations nous a lais espérer, un moment, que la démocratie républicaine allait eoi recevoir, à ce sujet, les satisfactions qu'elle attend.
« Son illusion a été de courte durée.