CE QUE DOIT BTRE
Lés applaudissements de la droite ont bieti-. montré à Thonorable député qu'il avait exprimé avec autant de justesse que d'éloquence les idées et les sentiments de son parti. Il n'y a plus à en douter, ce qu'ont voulu avant tout les catholiques, c'est de préserver l'âme et la foi de leurs ^Is. Rien de plus naturel. Lorsqu'on est en péril, le premier besoin est de se g^arantir ; il faut d'abord se mettre à l'abri, en attendant qu'on soit assez fort pour reprendre l'offensive.
C'est à cette loi de conservation instinctive qu'ont obéi tes catholiques : qui serait en droit de les blâmer ?
Nous allons donc voir se fonder ,^ à côté des universités de l'État,, une ou plusieurs universités libres où l'on enseignera les mêmes sciences : le droit, la médecine, les mathématiques et l'histoire naturelle. Rien ne sera changée. La seule difiFérence qu'on trouvera entre les unes et les autres, c'est le maître; dans les premières il ne sera peut-
être pas toujours un croyant, un orthodoxe; dans les secondes, au contraire, il ne sera jamais en hostilité avec la foi. S'il n'en montre pas toujours la sublimité et ia puissance, du moins il en respectera les dog^mes sacrés.
Dieu me g^rde de méconnaître les avantagées d'un pareil enseig^nement ; mais il y aurait une grande illusion à appeler une telle université du nom de catholique.
Ce qui fait une école, ce n'est pas tant le maître que le prog*ramme; car c'est du prog»ramme surtout que dépendent l'esprit et la doctrine.
Or, dans les universités que nous avons en vue, il n'y a de chang'é ni les prog'rammes, ni la doctrine enseig*née, mais le maître seul; j'en conclus que ce sont plutôt des universités fondées et rég^ies par des catholiques, que des universités catholiques proprement dites. Elles excelleront peut-être à préserver la foi des étudiants; elles ne sau-