CE QUE DOIT ETHE
nous imitions dans notre enseig^nement inemis eux-mêmes- La théologie est fnée, méconnue, incomprise : relea; donnons-lui la place qu'elle mé-
slle sorte enfin des séminaires et qu'elle se au grand jour. II est temps d'é- ■• les intellig'ences et de vaincre les •s qui profitent de son absence pour : séduire les esprits et s'étaler avec plus ice.
îierreang^ulaired'une université eathojui ne veut pas mentir à son litre, c'est culte de tliéolog'ie dans laquelle seraient lient enseig-nées toutes les sciences de î divin. Tant que cette base nécessaire a point établie, nous n'aurons que des ■sites libres, faisant à l'Etat une conice plus ou moins heureuse. — Mais dira-t-oii, ne comptez-vous pour rien iipline plus sévère à laquelle nous asrons la jeunesse confiée à notre g-arde?
ï peu que de veiller à lapratique reli-
UNE UNIVERSITÉ CATHOLIQUE. iid
g*ieuse de ces jeunes g*ens qu'une émancipation trop précoce livre sans merci à des dangers qu'on ne sait pas assez prévenir?
Que manquera-t-il à cette jeunesse à laquelle des professeurs choisis viendront enseigner le droit, la médecine, les lettres et la philosophie , sans jamais blesser les croyances chrétiennes, que dis-je ? en s'efforçant même de mettre toujours le droit, la médecine, les lettres et la philosophie en harmonie avec les dogmes de rÉglise?
Assurément voilà de grands avantages :
ils seront aperçus du premier coup par un esprit droit et pratique. Mais le point capital n'est pas là. Ce qui manque le plus à notre jeune génération lettrée, ce ne.sont pas les moyens de préservation, ce n'est pas même la pratique religneuse, ce ne sont pas les professeurs assez chrétiens pour ne point attenter à leur foi dans l'enseignement des lettres ou des sciences; ce qui lui fait le plus défaut, et dont rien ne tiendra lieu, c'est la
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Doctrine catholique. Comment sera-t-elle connue, cette doctrine trop généralement ig'norée, si nos universités ne Tenseig^nent pas ?
A vrai dire et pour ne rien dég*uiser de notre pensée, nous î>ous défions de ces croyants zélés qui, très -habiles dans une science inférieure, mais ignorants de la théologie, voudraient s'ériger imprudemment en apologistes de la Foi. De tels hommes poussent souvent à des exagérations compromettantes ;♦ et les soi-disant défenseurs deviennent ainsi plus redoutables à une cause que de perfides adversaires. Chacun doit rester dans sa sphère : qu'un mathématicien fasse des mathématiques , un chirurgien de la chirurgie, un chimiste de la chimie, un physicien de la physique , un philologue de la pliilologie. En de telles sciences, il y a des faits et des lois qu'il faut recueillir avec précision et clarté. Tout ce que je demande à un professeur, c'est
UNE UNI7£R8ITé GATHOSiIQUE. 15{
une science irréprochable; le meilleur pour moi sera le plus hd3il6«
Quant aux sci^ioes imxtes, dans l^quelles la relig^ion et la foi se trouvent mêlées, telles que l'histoire, le droit, la médecine et surtout la philosophie, il est impérieusement nécessaire que le maître soit fortement instruit dans la religpion et dans la foi« S'il ne Test pas, qu'il ait à côté de lui les docteurs et les théolog'iens. Ils l'empêcheront d'exagérer une doctrine que sa ferveur et son zèle seraient tentés de pousser à l'excès ; ils ouvriront à sa science des horizoofi nouveaux où elle trouvera une lumière plus abondante, et, dans tous les cas, une sûreté de doctrine indîspensabie.
De tels résultats seront faciles dans une université où la théologie serait enseignée; mais là où elle ne le serait pas, là où elle ne le serait que superficiellement, comment les atteindre ?
On le voit, de quelque eôté qu'on envisagée