‹ L'enseignement supérieur et les universités catoliquesChapitre 14 sur 20 · CE QUE DOIT ÊTRE · texte numérisé non relu

CE QUE DOIT ÊTRE

la question , et même au point de vue des avantages immédiats qu'on espère, les facultés de théolog*ie apparaissent comme le centre autour duquel toutes les autres facultés, dans une université catholique, doivent rayonner.

Elles sont par rapport à ces facultés ce que Tenseig^nement de la relig*ion, pour tout catholique, est par rapport aux autres enseig*nements, c'est-à-dire la base et le faîte tout ensemble.

Pourquoi, dans nos universités, ne renoncerait-on pas une bonne fois à cette classification arbitraire de lettres et de sciences qui a le double tort d'être incomplète et dangereuse, de laisser de côté des connaissances de premier ordre , et de les grouper sous un titre insuffisant? Revenons à la hiérarchie naturelle des sciences telle que la théologie nous la révèle.

Si on donne à la médecine et au droit une place à part, à raison de leur importance pi'ofessionnelle, et des connaissances presque

UNE UNIVERSITE CATHOUQUE. io3

universelles qu'ils supposent, qu'on rattache log*iquement la médecine aux sciences et le droit à la philosophie.

Il semble que tout ceci ne soit qu'une affaire d'étiquette, rien n'est plus faux. L'étiquette a son importance: juste et précise, elle dirigée l'esprit; mensongère et vag'ue, elle rég*are et contribue à le fausser. En veut-on la preuve? Depuis plus d'un demisiècle on a retranché la relig^ion, comme doctrine, de l'ensemble du savoir, on l'a supprimée des programmes officiels ; regardez : elle a fini par disparaître des intelligences. Elle compte encore comme institution, comme loi morale, comme culte, elle est restée un sentiment pieux; elle n'est plus la doctrine souveraine qui domine toutes les autres, comme elle est la société la plus vaste, embrassant dans sa catholicité tous les peuples. A qui la faute? à l'étiquette du programme.

Eh bien, que les catholiques y veillent. Le premier soin de leurs universités doit être

CE QUE DOIT £TBE UKB UHIVERSITE CATnOLIQDI!.

'firmer ceci : il y a trois ordres de scien- : les sciences de la nature, les sciences la raison philosophique, les sciences de dre divin. L'enseig-nement supérieur jusi présent s'est limité iiux deux premières, s ne pouvons souscrire à une pareille Lilation. Au nom même de ia vérité, nom de l'universalité qui est le caractère mier de l'enseignement supérieur, nous dons aux sciences naturelles et aux nées humaines leur couronnement, en y itanl les sciences de l'ordre divin, [anquerons-nous à ce devoir? Nous ne Ions pas le craindre; et si, au début, nos l'ersités ne semblaient point s'en préoeer asseï , nous attendrions mieux d'un :;hain avenir.

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