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L'ENTENTE INTER-SYNDICALE 4 À

taires à cause de l’assolement, et le cultivateur compte ce que la terre lui rapporte dans l’ensemble.

Les opérations de comptabilité, trop compliquées pour être tenues en détails, se résument en ceci : combien a coûté à produire en engrais, semences, salaires, impôts, etc., la récolte totale de la ferme ?

Combien le propriétaire a-t-il touché pour tout ce qu’il a vendu ?

Nous avons dit déjà qu’en 1931 la betterave était un de ces rares produits bénéficiaires ; le blé était en même temps, comme les autres céréales, une production qui coûtait plus que ce qu’elle ne rapportait ; le cultivateur devait rattraper sur la betterave la perte effectuée sur les céréales.

Aujourd’hui où la situation est moins mauvaise pour ces derniers produits, une baisse du sucre et donc de la betterave n’a pas les effets catastrophiques qu'aurait eu la même baisse en 1931.

En ce qui concerne les prix de détail qui intéressent seuls le consommateur, rappelons les chiffres donnés par l'Annuaire statistique de la Présidence du Conseil (années 1930 et 1934) :

Mois 1930 1934 PFÉVIICRRS : 2 Sr SR RTE 502 466 Mal. eine LS RER 494 465 AOÛL.SE LS SAN M SEX PNR ENS 486 463 NOVEMDrER AN Et et « D RARE 465 444

(en francs par 100 Kgs)

Nous avons constaté nous-même des différences considéra-

bles sur le prix du sucre, suivant les magasins, allant même

jusqu’à 0 fr. 60 par kg., et sans qu’il soit nécessaire de changer

non pas d'arrondissement, mais même de quartier. Actuelle-

ment, le prix varie en moyenne de 3 fr. à 3 fr. 60 à Paris, suivant les magasins et suivant les jours.

Il y a donc une baisse très sensible sur le prix à la consommation qui n’a pas, on peut en être assuré, fait en définitive les frais de l’organisation française de la production sucrière.

Indiquons ici que cette organisation n’a pas cherché à raréfier le produit en dessous des besoins de la consommation. Voici, en effet, les chiffres de production effectifs pour les dernières années :

Production Campagnes Contingent effective US RTL RER ARTS SR PSE 824.000 t. 920.000 t.

DST OR ee se a Us sn ie 800.000 t. 852.000 t. RO DT tu es Te ae 888.000 t. 1.075.000 t.

TROT NE PR ER A RE 848.000 t. 1.070.000 t.

Ces excédents importants sur la consommation effective (il faut ajouter à ces chiffres le sucre colonial entrant en franchise, soit 130.000 t.) qui n’atteint ou ne dépasse guère 975.000 tonnes, ont pour effet la baisse actuelle des cours du sucre. Il est permis d’ajouter ici que cette baisse ne présente pas les effets catastrophiques de 1930. D’une part, un certain réajustement du coût de production s’est effectué ; d'autre part, le maintien des cours du sucre, particulièrement désirable pour la culture en raison de la dépendance du prix de la betterave relativement au prix du sucre, présente aujourd’hui un moindre caractère d'urgence qu’en 1930. En effet, les pertes de l’agriculture sur les productions complémentaires sont moins importantes qu’alors et la culture betteravière n’a plus de ce chef des déficits aussi importants à combler.

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