EN ITALIE
L'industrie sucrière italienne est aujourd’hui constituée par vingt-deux sociétés anonymes ayant ensemble un capital actions d’une valeur nominale de 630 millions de lires, avec des réserves ordinaires et extraordinaires dont la somme globale atteint 270 millions de lires et un total d'obligations égal à 240 millions de lires. |
Frésentement au nombre de cinquante-six, les établissements sucriers italiens se trouvent répartis comme suit par régions sur l’ensemble du pays : province de Venise 22, Emilia 22, Lombardie 4, Piémont 1, Ligurie 1, Toscane 2, Ombrie 1, Latium 2, Abruzzes 1. Leur capacité de travail totale est de 600.000 quintaux de betteraves par 24 heures. Cette capacité de travail s'entend naturellement pour les seuies fabriques. Si l'on suppose par exemple une campagne moyenne de soixante-dix jours, c’est par conséquent 35 millions de quintaux de betteraves que l’industrie sucrière indigène se trouve être en mesure de travailler, c’est-à-dire un chiffre tel que la couverture des besoins de l'Italie et de ses possessions puisse être parfaitement assurée. L'industrie sucrière italienne possède en outre 25 séchoirs à pulpe et 15 distilleries de mélasse.
On ajoutera que le capital investi en Italie dans cette industrie excède un milliard de lires.
Depuis la campagne 1925-26, toutes les sociétés se sont groupées en un syndicat : Consorzio Nazionale Produttori Zuc-
chero, société anonyme au capital de 4.020.000 lires, avec siège social à Gênes, via Garibaldi 7. Ce syndicat avait pour but l’'approvisionnement commun en betteraves et la vente du sucre produit jusqu’à la campagne 1934-35.
Ce syndicat a été prorogé pour une période de cinq années, c'est-à-dire jusqu’à la fin de la campagne 1939-40.