‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 102 sur 116 · I. N* du II avril 1917, bulletin · texte numérisé non relu

I. N* du II avril 1917, bulletin

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V APBÂS MON RÂPART 3or

ment.à ses amitiés. Il est incapable d'oublier ses iaelinations personnelles, et il y avait là une constance méritoire» à la condition toutefois qu elle ne se manifestât pas aa détriment du nouveau devoir librement accepté.

Le gouvernement national de Salonique, dont le délégué à Paris, M. Diomède, eut, si je suis bien renseignera subir, à Toccasion de Tinterview citée au début de ce chapitre (page 291), quelques représentations de personnages du quai d'Orsay, aux yeux de qui la vérité, surtout sur le roi de Grèce, n'était pas' bonne à dire, céda, je le crains, à des suggestions venues des mêmes personnages, quand il choisit M . Romanos pour son représentant à Paris,

Pendant ce temps, le gouverneraient royal d'Athènes nommairministre à Paris, en remplacement de M. Roma* nos, le protégé favori de M. Romanos, un M. Pierre Metaxas dont lé père, le comte Metaxas, natif de Géphalonie, marié à une Allemande ou à une Autrichienne, était préfet de Corfou chaque fois que M. Theotoky arrivait au pouvoir.

Si appliqué à ce spectacle, le mot de comédie semblait trop fort, voici un fait qui aurait de la peine à servird'argument à cette opinion : les deux légations, la nationale et la royale, eurent pendant plusieurs mois un secrétaire commun nommé Inglessis. Pour peu qu'elles fussent eonâdentietles, les affaires du gouvernement national étaient-elles de la sorte en bonnes mains?

De plus, M. Romanos chercha à empêcher la tenue à Paris du congrès des colonie helléniques qui se prononça,, en décembre, contre le roi, en faveur de M. Veniselos.

La France, elle, gardait comme agent consulaire îl Myconos et Délos, le Grec Kambanis tout dévoué aux

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Boches, et Iftissait un Français, consul de Grèce dans une -dé nos g^randes vitles, mojester les Grecs coupables de tendances veniselistes.

A Athènes, tandis qu'on signait, le lo janvier, ïat réponse il rultimatum, réponse où les ntassa'cres, glorifiés dans Tordre du jour royal étaient appelés « les malheureux événements entre les marins alliés et les troupes grecques » — les malheureux événements entre ai^sassins et assassinés devaient, dans la noté oificielie d'excuses du 24 janvier, devenir « des regrettables incidents » — on prévenait tout de suite le maître de Berlin. « Le fait suivant prouve <;ombien le gouvernement d'Athènes est en'' relations étroites et permanentes ^avec les puissances centrales. liC service radiotélégraphique allemand de Nauen a pu lancer dès hier jeudi (11 janvier), à onîze heures du matin, un radio annonçant que a la Grèce a accepté l\iltimatum <le TËntenté »T La découverte mentionnée dans le chapitre précédent (page 285) de télégrammes secrets a établi la continuité de ces relations et montré que ïa cour grecque avait, à cette époque, fait tous ses efforts pour déclencher une attaque allemande contre notre armée d'Orient (i).

On cherchait, en outre, à nous nuire ailleurs. En réponse à la communication du président Wilson relative à, la paix, le cabinet d'Athènes rédigeait une note qui était un réquisitoire contre les puissances de l'Entente (2).

Quant aux promesses faites, on apprenait, plusiears ^semaines après, comment elles étaient respectées.

Au début de février, un communiqué de la légation de Russie déclarait que le ministre avait « tenu à atth^r

I. Le Temps des i3 janvier 1913, a* page, 3* col., 6 novembre 1917 !'• page, 6* col., et 7 novembre 1917,4* page, 3* col. su Le Temps da 16 janvier 1917, a* page, i'* coÙ

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VattentîoQ de MM. Lambros et Zalocostas sur ceriaina faits qui pouvaient, à juste |iti*e, être consicTérés cpmme ne répondant ni à la lettre, ni à l'esprit de» obligations contractées vis-à^yis des nations alliées » (i).

Le 20 février, nouvelle démarche faite séparément par chacun des quatre ministres de TËntente, à propos de l'exécution incomplète des conditions de Tultimatum (s) .

Au débuide mars, M. Balfour disait a^ la Chambre des communes : « Il y a encore certaines demandes des alliés auxquelles je. gouvernement grec n'a pas, jusqu'à présent, donné satisfaction » (3). ' ,

A la même époque, au retour en France de M. Pichery, député, chargé par la commission des affaires extérieures de la Chambre d'une mission en Grèce, on apprenait que, si des troupes, des canons et des mitrailleuses étaient passés dans le Péloponèse, laissait, en revanche, beaucoup à désirer le transfert des fusils et des armes des réservistes « qui peuvent à chaque moment être réunis en bandes de comitàdjis auxquelles viendraient se joindre les criminels de droit commun que le gouvernement d'Athènes a décidé délibérer après Taccomplissement de la moitié de leur peine » (4). Il n'y avait évidemment aucune justice à cchiserver en prison des gens ayant fait moins que le roi laissé en liberté.

La Grècie ne tenait pas ses promesses, mais 1* Entente continuait à observer les clauses favorables au gouvernement royal, par elle acceptées à tort» comme contrepartie de ses demandes dérisoirement éludées» à la suite

I. Le Temps du la février 1917, a* page, 4* col. a. Le Temps du 22 février 1917, a* page, i'\col. 3. Le Temps du 9 mars 1917, a* page^ i** col. * 4« ^ Temps du 4 mars 1917, 1" page, 4* col.

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de réclamations de ceux qui n'auraient dû être admis qu'à se soumettre sans discussion : l'extension du mouvement veniseliste était, notamment, toujours entravée; des Grecs étaient de force maintenus pai* nous sous Tautorité de notre ennemi, le roi des assassins. Cette duperie révoltante, cette méconnaissance persistante de nos intérêts devaient se prolonger jusqu'au mois de mai."

« Notre situation, au point de vue contrôlé et sécurité, est pire qu'en octobre et novembre derniers », écrivait le Temps (i).

^Le lendemain, on lisait dans le Petit ParUien (a) ;

« Ti'eize comitadjis dont un officier grec ont été tués dans un engagement au nord de Servia. Voilà qui contredit singulièrement les informations d'Athènes déclarant que toutes les armes et munitions furent envoyées dans le Péloponèse et qu'aucune bande de comitadjis n'a été formée et, à plus iorte raison, encadrée par des officiers grecs ».

Les journaux du 3o mars publiaient également un cornmuniqué du général Sarrail faisant connaître la découverte d'armes et de munitions dans un couvent, et la complicité d' officiers grecs à la tête de bandes mettant en danger la sûreté de l'armée d'Orient.

A la fin de janvier, un décret avait, pour la seconde fois, paru dissoudre les ligues des réservistes. Comment fut-il appliqué ?

« Les associations de réservistes existent toujours. Les armes cachées dans certains dépôts clandestins n'ont pas été transportées dans le Péloponèse, grâce à la complicité

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