‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 107 sur 116 · Le Temps du 3 mai 1917, a* page, 6* col · texte numérisé non relu

Le Temps du 3 mai 1917, a* page, 6* col

a. Le Temps du 10 mai 1917, 4* page, a* ol.

3l4 QUATRIÈME PARTIR

Cette ioule fit preuve, comme le tjongpès helléniqae de Paris, du plus grand sens poUtique^ d'un sens politique qui, à un degré incroyable, manqua aux puissances protectrices; on fut — dans la résolution que je viens de reproduire du congrès des colonies helléniques tenu à Paris — obligé de les inviter à ne plus empocher aucune pr^opince d'adhérer librement au gouvernement naiio^ nol!

Le roi se chargeait, du reste, lui-môme de prouver qu'il ne méritait aucun ménagement. A peine avait-il cédé à certains conseils en substituant M. Zaïmis à M. Lambix)s, qu'il éprouvait le besoin de réagir et, démontrant à quel point il était rancunier, il élevait au grade de général tous Jes colonels mis à la retraite à la suite de la révolution militaire de 1909 (i). Telle fut sans tarder sa revanche de son apparente concession.

Ni lui, ni ses créatures ne facilitèrent la lâche du cabinet dont l'action, si timide pourtant, se heurta à toute sorte d'obstacles de leur part. Lorsque M. Zaïmis le forma, il offrit le portefeuille de la Guerre au colonel Karalambis ; celui-ci le refusa parce que, ami des chefs de l'état-major, il ne pouvait accepter des conditions tendant k tenir les promesses faites à l'Entente (2).

Cette situation ne devait pas s'améliorer.

On télégraphiait d'Athènes au Daily Telegraph « que les bonnes intentions de M. Zaïmis sont constamment co.itrariées et, seules, les menées occultes du gouvernement sont favorisées... Le roi parlant à un Américain lui ■aurait exprimé lopinion que la campagne des sous-marins

Page 1