I. Le Temps du 9 mai 1917, a' page, a' coL a. Idem
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allemands obligera les alliés à accepter ayant trois mois d'entrer en pourparlers de paix, ajoutant qu'il s'agit simplement pour lui de faire traîner les choses jusque-là » (i).
«La situation du gouvernement de M. Zaïpais est de plus en plus inextricable, et l'on ne voit guère ^comment le président du conseil, désireux de tenir ses engagement^ et mis dans l'impossibilité de le faire parla cour etTétatmajor, pourra s'en tirer » (2). « La situation est considérée comme assez sérieuse^ les journaux germanophiles qui sont en même temps gouvernementaux, continuant leur campagne contre l'Entente » (3).
On connaissait notamment le projet du gouvernement royal de s'emparer de la récolte de Thessalie pour annihiler les effets du blocus là où il le jugerait utile à sa cause, au détriment de certaines autres régions. A la suite des^ conférences tenues à Paris et à Londres au début et à la fin de mai, un sénateur, ancien ministre des Affaires étrangères, que j'avais vu à Athènes où il avait représenté le gouvernement français aux obsèques du roi Georges, M. Jonnart, était envoyé en Grèce, en qualité de «haut commissaire des puissances protectrices », pour, suivant la. formule de M. Ribot en ouvrant la conférence de Paris le 25 juillet 1917, « rétablir, au besoin par la force, l'autorité de la constitution hellénique ».
Api*ès s'être entretenu, le 4 juin, à Corfou, avec l'amiral Gauchet, le 5 et le 6 avec les ministres des puissances dans la rade de Salamine, le 7 et le 8 avec le général Sarrail et M. Veniselos à Salonique, M. Jonnart revenait dans là baie de Salamine le 9 juin.