A QUOI SBRT UN DISCOURS
cette interprétation ailleurs, ajouta-t-il, lai qai connais* sait si bien Thistoire et les historiens de la Révolution en général, et de la Constituante en particulier.
Quatre dispositions dans les lois sur la compétence des juges de paix (séances de3 i^' et 9 février 1904), sur le secret et la liberté du vote (séance du 27 octobre 1904)1 sur la répression des fraudes et des falsifications (séance du fà'i février i9o5), me sont dues.
Avant mon entrée à la Chambre tous les socialistes notaient systématiquement contre l'ensemble du budget, <!ommeon peut le constater par le vote du i3 décembre 1895 sur le budget de 1896; sur celui de 1897 — mon premier — Je m'abstins et peu à peu je fus suivi par quelques-uns de mes collègues. Certes, ce n'était pas très audacieux, mais il faut dire, à notre décharge, que nous débutions dans cette voie sous le ministère Mélinejpeu fait pour inciter des membres de notre groupe aux atténuations. Plus tard nous votâmes le budget.
Lldée de deux de mes propositions, sinon leur forme, mériterait peut-être d'être reprise. Celle du 18 juin 1908, sur rinstitution et l'organisation d'un conseil supérieur du personnel de TRtat, me parait contenir, à défaut de la solution, le germe du remède nécessaire contre Tihcrtie et rirresponsabilité bureaucratiques. Celle du 30 octobre 1903 pose tout au moins le problème de la confection des listes électorales.
En histoire, j'ai retrouvé le dossier de TafTaire de faux montée contre Babeuf, là où ceux qui s'étaient le plus occupés de lui, n*ayaient pas songé à le chercher (i). Me
I. Très au courant du fait, un socialiste unifié des plus en vue, dans un travail sur Babeuf provoqué par le mien, m*a complètement exclu de ses références comme il m'avait, avant Tumiica-
sont encore das certains rapprochements de documents, et de faits historiques, intéressants sans doute, puisque^ d'autres écrivains dont personne ne conteste le savoir lesont depuis utilisés avec succès.
Enfin, un savant que je ne connaissais pas, M. Victor Henry, professeur de sanscrit à la Sorbonne, après avoir plusieurs fois cité mes Noies sur le déçeloppement du langage dans ses Antinomies linguistiques, publiées eix 1896 par la « Bibliothèque de la Faculté des lettres de^ Paris », écrivait : « on ne saurait assez louer la sagacité et l'ingénieuse patience de cet observateur et le proposer en modèle » (i).
Ce sont là fort petites choses, j'en conviens très volontiers ; ce n*est tout de même pas zéro.
Nommé en 1907, ministre plénipotentiaire de deuxième classe par M. Pichon, M. Clemenceau étant président du conseil, je fus soas les ordres de MM. Pichon, Cruppi, de Selves, Jonnart, Doumergue, Viviani, en n'oubliant pas M. Poincaré qui m'éleva à la première classe. Il serait bien étonnant, si je suis incapable^ que je n'eusse pas eu l'occasion de le manifester dans les sept années qui ont précédé la guerre. Or je demande à quel moment un reproche dut m' être adressé.
tion, exclu de son parli, pour cause d'attachement à la politiquedu bloc des gauches abandonnée par lui, puis théoriquement re> prise avec plus ou moins de réserves, et qu'enfin il s'efforçât dfc ressusciter au profit de son accession prépondérante au pouvoir..
Avant d'avoir été à même de disculper la mémoire du premier sociaHste, j'avais, tout jeune journaliste, été, dès janvier lÔ^S». l'unique initiateur et le propagateur persistaDtjusqu'aubout de la campagne qui imposa la libération du continuateur le plus direct de Babeuf, d'Auguste Blanqui .
I . Page 49» note. 11 m'attribuait par là des qualités utiles en di^ plomatie.