‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 28 sur 116 · I. N* 4a i5-rô juillet 191S · texte numérisé non relu

I. N* 4a i5-rô juillet 191S

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dée, à son début, par F Europe, dans une note dont le § 3 était conçu en ces termes péremptoîres : a si la gueiTe vient à éclater, les puissances n'admettront, à Tissue du conflit^ aucune modification au statu quo territorial dans la Turquie d'Europe ».

Il jiefaut pas se laisser impressionner, on le voit, par les grands airs des diplomates de carrière, qui leur permettent, lorsqu'ils se contemplent, et c'est fréquent, un accroissement de satisfaction sans tirer à conséquence. Quand retrouverons nous une diplomatie un peu intelligente, qui ne prenne plus de mauvaises formules pour de bonnes solutions, eldes allures raidcs pour de la fermeté ?

Je conclus que mon devoir me paraissait êlre de dire les choses comme jeles voyais et j*insistai pour que notre gouvernement, en la circonstance, n'eut pas d'initiative.

Le lendemain, j'apprenais que notre ambassadeur à Londres avait déconseillé toute initiative de la France et M. Pichon avait ap[>rouvé M. Paul Cambon.

Si le ministre des Affaires étrangères répondait ainsi lui-môme à M. Paul Cambon, il laissait le soin de me répondre, sous sa signature, au directeur tranchant des affaires politiques, ancien ministre à Sofia et un peu trop esclave des sympathies qu'il avait pu éprouver dans cette ville.

Entre temps, M. Paléologiie m'avait chargé, à p^.usieurs reprises, d'intervenir à Athènes pour dt;s prisonniers bulgares; or la Bulgarie y avait confié la protection de ses sujets et de ses intérêts à la Russie.

Je fis les démarches demandées ; mais celles-ci se multipliant, je pus m'apercevoir que notre zèle anormal pour les Bulgares, alors très détestés en Grèce, n'y était par précisément bien vu et finissait par étonner. Il y avait lieu

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