‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 34 sur 116 · LA PREMIÈRE ANNEE IHJ · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE ANNEE IHJ

M. Balfour avait raison en général et il avait tort pour le cas envisagé. Etre d'avis qu'une chose serait bonne ne doit pas empêcher de constater l'impossibilité de la réaliser dans un cas spécial, et méconnaître cette impossibilité peut être la cause de mauvaises manœuvres. L'affranchissement, selon leurs désirs, de parties de T Autriche, « le criminel empire qui s'est bâti de la mort des nations-» (Michelet), était pour nous et im devoir lié à nos buts de justice, et une sécurité par Taffaiblisseoient d'une force à la disposition de TAUemagne militariste. Ce n'était pas en négociant secrètement ou ouvertement qu'on aurait obtenu des empires centraux ce qui devait l'être. Les actes de l'Allemagne et de l'Autriche -Hongrie à l'époque de leur paix avec la Russie et la Roumanie, venant après les paroles des Hertling et des Gzernin dont il plut à lord Lansdow^ne d'êti'e dupe; les montraient exclusivement préoccupées d'émasculer, par l'espoir d'une paix modérée, aotre force moi^ale de résistance, notre volonté de lutter jusqu'au Bout, afin d'exploiter ensuite notre aflaissement et de nous ruiner sous tous les rapports.

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