I. La Guerre sociale du 5 juillet 1915. 3. Idem du 119 août
ao4 TROISliME PARTIS
télégraphier, le ù^ juillet 1914» àsir G. Buchanan, ambas* sadeur de Grande-Bretagne en Russie : « une guerre en faveur de ce pays (la Serbie) ne serait jamais sanctionnée* par Topinion publique de la Grande-Bretagne » (i), et^ le lendemain : « je n*cslime pas que Topinion publique approuverait ou devrait approuver que nous fissions la guerre à propos d'une querelle serbe i> (21). Le ag juillet, il télégraphiait à sir F. Bertie, ambassadeur à Pans : a le diflérend entre l'Autriche et la Serbie n'était pas un où nous nous sentions appelés à jouer un rôle actif. Même si la question en devenait une entre TAutriche et la Russie, nous ne nous sentirions pas appelés à y jouer un rôle. Ce serait alors une question de la suprématie du Teuton ou du Slave »(3).
Cela n'avait pas empêché M. Gustave Hervé, si fier de son « flair d'historiçn » (4), imperceptible comme le « flair d'artilleur » du général Mercier, de parler de « la Serbie pour qui npus nous sommes tous lancés dans cette horrible guerre » (5) et d'écrire :
« Si les alliés sont dans cette grande guerre, c'est pour eux, Serbes. Si des millions de jeunes hommes apparte* nant aux pays alliés sont morts depuis dix mois, c'est en partie pour eux. Ils pourraient bien faire le sacrifice de la Macédoine à ceux qui ont fait tant de sacrifices pour eux » (6).
« ... La Serbie pour qui nous nous battons en somme