‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 60 sur 116 · I. Le Temps du3i octobre 1916, a* page, i" col · texte numérisé non relu

I. Le Temps du3i octobre 1916, a* page, i" col

Sur le rôle de Perdinand,voir les extraits du mémorandum Berch- 4old de 1914, avant Fattentat de Serajevo (Le Temps du 29 mai 1919, 6* page), .a. N*,du II août 1916, a* page, a* col.

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reffreurallégaaienila venue taordive de cm faits, à leur connaissance, il en est d'autres- qui am*aknt dû les édal> reràteœpsw

Au début* de décembre 1914^ j'ukuoaçais que tous ks renseignements <}e M. Venîselos tendaient à établir la connivence de^ Bulgares <avee les Turcs^

Dès la fin de cette année, au menant g^ave éùles Serbes sans munitions reculaiem, les Bulgiures faisaient sauter sur le Vardar le pont du cbesnin de Jer par Lequel la Seiv bie pouvait être ravitaillée.

Le \*^ avril 1915,^ au nombre de deux mille sous le commandement doificiers de Tarmëe régulière, des soldats bulgares baptisés « comitadjis », c'est-à-dire joignant rkypoerisie à la scélératesse, pénétraient sur le territoire serbe près de la gare de Stroumitsa, détruisaient la ligne du chemin de fer» incendiaient des gares, iiaassaeraient les employés serbes^ enlevaient deux cajooiis, que les trempes serbes reprirent le lendemain eûchasaantlesenvahisseurs»

Ënire ces deux opérations, il y avait eu trois ou qiiatre autres teikialives de couper aus Serbes leur voie de eommunication avec Salouique.

Gela ne dédlle les yeux ni des ag^ents de; l'Entente à Sofia^ ni de ses dirigeants dans ie^ trois capîlàles, et<HL ne rêva qu'à des concessions à faire à la Bulgarie.

Cependant^mème lorsque les armées russes avaient des succès dans les Garpathes et menaçaientla Hongrie, avant tout règlement relatif à Gonstantinople et aux détroits, le gouvernement de la Bulgarie, loin de songer à se r^n* ger derrière la Russie qui l'avait faite et avait {Kmr elle une passion maladive, allait à Berlin contracter cm emprunt (février 1915). Dès le début de ce mois^ mes^ collègues et moi informâmes nos gouvernements ' de

LA PRLMIÈKE ANNÉE ' ai5

cette convention financière sur laquelle nous revînmes à diverses reprises ; nous les informâmes dans ce même mois que TAutriche foumisvsait des armes aux Bulgares. Les yeux de M. Sazonov, de sir Ed. Grey et de M. Delcassé restèrent clo«^ à révidence.

Plus tard» dans un communiqué pubUé par le Messager officiel russe, à propos de « l'abandon de la Bulgarie au jOTig^ financier allemand », on lisait : « Il est inutile de prouver qu'en accordait un secours financier à un pays Beutre, un pays belligérant compte sur l'appui de ce dernier » (i).

Pourquoi n'avoir pas fait ce raisonnement plus tôt ? Mais les représentants russe et français à Sofia avaient la naïveté de se fier aux explications menteuses de M. Radoslavoff et à ses assurances de sympathie. Le ministre anglais étant moins confiant et faisant preuve de perspi-- ©acité' fut remplacé.

Petrograd, Londres et Paris s'inclinaient devant les démentis du président du conseil bulgare, aussi bien lorsqu'il s'agissait du passage de munitions pour la Turquie^ que lors de la convention financière avec l'Allenmgne.

L'expédition par la presqu'île de Galiipoli déconseillée à temps, je l'ai déjà rapporté (page i54),par mescollègu>e3 et moi et complètement abandonnée le 7 janvier 1916, eut tout de même à un moment une chance inespérée de réussir, ce lut ^e manque de munitions en Turquie. Pendant une quinzaine environ, la Turquie se trouva dans Hne situation critique.

Nous l'avions, mes collègues et moi> télégraphié ; mais

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