‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 61 sur 116 · Le Temps du 11 octobre 1915, 4* page, 3' eol · texte numérisé non relu

Le Temps du 11 octobre 1915, 4* page, 3' eol

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noas eûmes, quelque temps àprès^,à télégraphier le transit par la Bulgarie de munilions pour les Turcs, ainsi que le passage fréquent d'un amoncellement de colis mai déguisé en soi disant valise diplomatique. En fait, la Turquie fut de nouveau pourvue et ne fut plus démunie. ^

Or une information italienne sérieuse précisa, lors de l'intervention roumaine, pourquoi les Turcs envoyaient leurs forces sur le théâtre européen et ne négligeaient rien, de concert avec les troupes bulgares, pouir maintenir ouverte la route de Vienne à Gonstantinople. « La raison de cette manoeuvre s'explique par le fait que les tentatives accomplies par les Allemands pour développer rindustrie de guerre en Turquie, n'ont eu que des résultats peu satisfaisants . L'empire ottoman continue à recevoir ses fournitures en armes et en munitions de FAutriche et do l'Allemagne. Si les communications étaient coupées, la Turquie ne serait même plus capable de se défendre elle-même » (i).

Si donc la Bulgarie n'avait pas, pendant que nous la flattions de toutes les manières, laissé passer les moaitions. la Turquie eût été perdue. Nos télégrammes aiuuofliçaût le passage de munitions avec la complicité du gouvernement bulgare, étaient envoyés à nos collègues de Sofia. Ceux-ci répondaient que, d'après M. RadoslavofT interrogé par enx, rien n'était passé. On nous transmet» tait cette réponse,à laquelle on se fiait,n6s renseignements ayant le grand tort' de pousser à suspecter la bonne foi du président du conseil bulgare, quand il était nécessaire de la préjuger en notre faveur pour n'avoir pas à recon* naître qu'on se trompait sur la Bulgarie.

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