Le Figaro du 12 septembre
ments hypothétiques de ce genre ; ils sont dé la nature de ceux auxquels on recourt, dit le proverbe, quand on veut noyer son chien, ou sauver son Bulgare, et ils ne devraient jamais être invoqués pour contrecarrer Taccomplissement d'une action judicieuse ou d'un devoir.
Le journal veniseliste d'Athènes VElealheros Tupos a raconté, en novembre 1916 (i), que les Serbes ayant proposé aux Grecs d'attaquer ensemble la Bulgarie dès la nouvelle de sa mobilisation, la Grèce dissuada M. Pachîtch d'une telle attaque ; par le fait, observa-t-elle, de l'agression des Serbes, serait du coup éliminé le casus fœderis du traité d'alliance valable seulement si la Serbie était attaquée. Les hostilités furent entamées par la Bulgarie, et le roi Constantin refusa de faire honneur au traité qu'il venait d'invoquer.
La mauvaise foi congénitale du peuple bulgare n'avait pas découragé les sympathies ; son alliance avec les empires centraux les laissa subsister, ceux qui l'avaient soutenu ne pouv^ant se résigner à reconnaître leur erreur. A l'exemple de cette brute de Caliban, à peine réveillés, ils pleuraient, tant ils désiraient de rêver encore.
Ils attendaient, ils espéraient une volte-face, une opposition, une révolution, un régicide, des désertions en masse. Us s'en prenaient au roi, aux ministres, et comptaient encore sur la population. Plus d'un an après, le 19 novembre 1916, l'agence télégraphique de Petrograd publiait une note ofBèieuse portant :
« La Russie est fermement résolue à punir les personnages gouvernants de la Bulgarie qui, traîtreusement, ont allié leur pays aux ennemis de son protecteur inva-