‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 65 sur 116 · I. Le Temps du 14 novembre 1916, a* page, i" col · texte numérisé non relu

I. Le Temps du 14 novembre 1916, a* page, i" col

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rtabiequi lui avait d<mîié son existence palitîq«e^et avait «apporté pour elle tant de sacrifices. Pourtant la ftnussie ne laisse pas retomber sa juste indignation sur ta po^* lation bulgare sans défense » (i).

«Tamais le Bulgare, avaient péremptoirement affirmé îes fins connaisseurs occidentaux de son âme, ne tirera sar les Russes. J'avais déjà entendu eette antienne. Cinquante fois, devant témoins, le ministre de Bulgarie à Athènes, M. PassarotT, quand, plusieurs mois avaiit la divulgation du fait, je lui annonçais facoquinement de ses compatriotes aux Boches contre TEntenle, me jura ses grands dieux que ri«ti ni personne au monde ne pourrait décider un Bulgare à combattre les Russes.

Les bulgarophiles les plus effervescents qui, après avoir tablé sur la canaillerie de Ferdinand iors de Temp'unt en Allemagne, avaient escompté son assassinat ou une révolution, ne peuvent plus le nier, — les Bulgares ont tiré sans aucune difficulté sur leurs bienfaiteurs. Aussi l'affectation d'imputer aux seuls gouvernants la responsabilité encourue est-elle; sous prétexte d'habileté, d'une naïveté excessive.

Qu'on lise l'appel aux Bulgares de la Dobroudj a publié par le journal officieux de Sofia, les Nnrodrii Pra^a, appelant aux armes « ta population bulgare sans défense )», e'est-à-dii'e la population civile non réguUèrement armée.

« Habitants de la DobroudjaJ

» Tous aux armes ! Appelez à votre secours votre courage éprouvé,rappelez-vous les exploits héroïques de vos frères qui sont tombés, et tous jusqu'au dernier aux armes I Que celui qui ne peut pas porter le fusil s'arme de

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