Le Temps du i3 septembre 1916^ a* page, i'* col
aQ4 QUATBIÀME PARTIS
Toya contre les Roumains ; ils ne se souciaient pas de servir la cause de TAUemagne et de TAu triche, et repu* gnaient à combattre les Russes ».
Si les Russes étaient enclins à ménager les Bulgares, les gouvernants anglais et français avaient les mêmes tendances.
En Angleterre, au mois de mars 1916, un membre de la Chambre des communes demanda l'assurance que la^ul* garie ne serait pas admbe à une paix séparée, et surtout qu'elle ne serait pas autorisée à acquérir des territoires aux dépens des peuples alliés de TEntente ; cela étant la strie le justice allait, semble-t-il, de soi. a Le sous-secré* taire d'Etat aux Affaires étrangères répondit qu'une telle demande, sans qu'une discussion préalable avec les alliés ait eu lieu, ne concorderait pas avec l'esprit de l'accord de septembre 19149 et qu*une telle discussion pour le moment était inopportune » (i). "~^ . En France, nos gouvernants réussirent à faire mettre les Bulgares en dehors des prévoyantes mesures qui frappaient les personnes et les biens de nos ennemis ; c'était à la fois odieux, imprudent et impolitique : odieux à cause des laits amnistiés de la sorte pour les uns après avoir été condamnés pour d'autres, imprudent par la liberté et la possibilité d'action laissées à des ennemis, impolitique parce qu'on paraissait toujours compter sur un revirement,. ne pouvant se produire, avant leur défaite, sans être, à nos dépens, le point de départ d'une nouvelle tromperie.
En juin 1916, à propos d'un sujet bulgare bénéficiant d'un permis de séjour, le président Monier (Celui ? — Parfaitement.) disait :