‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 68 sur 116 · I. Le Temps du 3o mars igid, a* page, a* col · texte numérisé non relu

I. Le Temps du 3o mars igid, a* page, a* col

APRÈS MON DÉPART dsS

« Dans la pratique le régime des séquestres et desprohi« bitions a éié, pour des raisons d*ordre gouvernemental auxquelles il n'est pas permis de dénier une haute valeur, appliqué jusqu'ici aux sujets bulgares avec un discernement spécial et une modération avérée qu'aucune circonstance, du reste, n'est venue jusqu'à ce jour faire regretter (i).

Plus tard nous voyons qu'un autre Bulgare muni d'un permis de séjour, c'est la règle, dirait-on, pour eux, a été chargé de fournitures d'artillerie (2). Un publiciste bulgare fut autorisé à résider à Paris (3). Ainsi le gouvernement français ne pouvait se résoudre à voir dans les Bulgares des ennemis commejles autres.

A Salonique, dans notre armée même, on caressa la chimère de la Bulgarie s'apprêtant à lâcher les Boches. Ce n'était donc pas la peine d'entamer la lutte contre de futurs alliés. On retarda des opérations militaires urgentes qu'allait encore retarder l'offensive prise par l'ennemi. La récompense de notre aveuglement fut, en effet, malgré les promesses faites, l'occupation, en septembre 1916, du territoire grec jusqu'à Florina, avec tentative d'enveloppement de notre aile gauche et envahissement de la Macédoine orientale sur notre aile droite.

Fin août 1916, au moment de la déclaration de guerre de la Roumanie à TAutriche^ M. Bratiano se leurra comme les autres, ou se laissa, lui que n'avait pu convaincre le grand sens politique de M.. Veniselos, leurrer par M. Sturmer, sur les Bulgares.Nous savons déjà (pages i3i et i33) combien il était de lui-même porté à les ménager.

I. Le Temps du 119 juia 1916, 4* page, Tribunaux. -a. Le Temps du la juillet 1917, 3" page, 5* col. 3. Le Petit Parisien du i" octobre 1918, a* page, 3« col.

9d6 QUATBliMK PARTIS

Quelques jours aTant l'entrée en ligné, roumaine^ M. RadoslaToff disait au journal hongrois Ax Est :

a Nos relations avec la Roumanie ne sont pas seulement correctes, loyales et bonnes; elles sont tranquilles et sûres. Nous désirons absolument que, de notre côté, la Roumanie ne soit jamais ni provoquée, ni irritée. Il est à peine besoin d'insister sur le fait que nous voulons vivre avec elle en bons termes, et que cette puissance, dans son propre intérêt, ne désire pas autre chose » (i).*

Peu après, interrogé par la Kœlnische Zeitang, le président du conseil de Bulgarie parfait autrement :

« L'heure est venue où la Roumanie devra payer de vieux comptes à la Bulgarie. Si le gouvernement bulgare a tardé pendant quatre jours à déclarer la guerre à la Roumanie, c'est qu'il avait besoin de prendre des mesures stratégiques nécessaires. Ces mesures, dans Tintervalle, ont pu être habilement cachées à la Roumanie et à ses alliés » (22).

Déconvenues, avanies, échecs, n'ont pas empêché certains, au risque de nuire à leur i)ays, de persister dans leur idée fausse, à la poursuite d'un miracle justificatif» de nature, supposaient-ils, à leur sauver la face in extre* mis (3). Le ^ ... on désespère

Alors qu'on espère toujours,

du sonnet du Misanthrope ne fut pas exact pour les amoureux des Bulgares: ils ont espéré toujours sans

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