‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 70 sur 116 · Le Temps du 39 mars 1917, a' page, 3* col · texte numérisé non relu

Le Temps du 39 mars 1917, a' page, 3* col

aa8 QUATRlilfX PABTIS

Jastice bulgare motÎTait une prochaine modification de la législation de la Bulgarie : a Notre code est une sorte de copie du code civil français qui est sans aucune valeur . Nous comptons le remplacer par le code civil allemand qui est absolument parfait. Cette transformation aura, de plus, l'avantage de nous rapprocher encore des puissances centrales. Nous nous bornerons donc à traduire presque littéralement le code civil de nos glorieuxalliés»(i).

Une semaine avant il avait été question, non plus de souhaits, mais d'une ébauche de pourparlers. On lisait dans la Gazette de Lausanne du 5 avril 191J parlant d'une nouvelle « trahison de la Bulgarie aux dépens de la Serbie et de la Roumanie » : « Nous croyons savoir que des négociations dans ce sens sont actuellement engagées. Elles seraient même engagées, si nous sommes bien renseignés, sur notre sol, sur notre sol helvétique où s'accomplissent vraiment, depuis quelques mois, trop de louches besognes D (2).

On répandait en même temps le bruit d'exaspérations, de soulèvements en Bulgarie et en Turquie. Il n'y aurait pas eu, peut-on dire, une semaine sans troubles graves, soit dans la population civile, soit dans Tarmée, et on aurait dû se demander comment il pouvait encore rester des partisans de nos ennemis, si on avait ajouté foi aux fabricants de nouvelles, tout au moins tendancieusement exagérées, qui obéissaient à des espoirs sans motifs ou à des suggestions trop motivées, pour nous faire admettre l'existence d'un état d'esprit favorable à tous les revirements, et, par suite, à des conversations transactionnelles.

Tant qu'elle a pu croire au triomphe dé rAtlemagne, il

I. Le Temps du i3 avril 1917, i'*page, i"col, a. I" page, 2' col.

APRis MON DÉPART à2Q

n'y avait rien de bon à attendre de la Bulgarie. Ses menées en Suisse ne visaient qu'à nous duper, ne pouvaient être qu'un piège, un attrape-nigaud combiné avec 1* Allemagne prêle à user de tout et de tous, ici des socialistes monarchisés ou anarchisant, là de ses mercenaires Bulgares ou Turcs, afin d'arriver à des pourparlers sur les conditions de paix avant d'être contrainte de se soumettre aux nôtres. Un plébiscite était un appât auquel il ne fallait pas plus se laisser prendre qu'à celui du repentir. «Si les sujets de Ferdinand de Cobourg prétendent qu'un plébiscite eu Macédoine et en Dobrôudja leur donnerait la majorité, c'est que les massacres auxquels ils se sont livrés dépassent en horreur tout ce que l'on peut imaginer ))(i). Mais, battue, la Bulgarie avait trop le sens de l'intérêt

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