Le Temps du ai décembre 1915, a' page, a\col
ABRÀ:» MON DIPABT a&Q
de télégraphie sans fil de la capitale grecque avec la station de Sofia servant d'intermédiaire avec TAUemagne, l'Autriche et la Turquie. Par cette voie étaient transmis les télégrammes chiffrés pour les légations de Grèce à Berlin, Sofia, Gonstantinople, Bucarest et Berne, ou provenant d'elles.
Ces télégrammes portaient des adresses et des signatures conventionnelles. Lorsqu'ils débutaient par la lettre Z, ils étaient envoyés au palais-, par les lettres KR, au ministère des Afiaires étrangères a qui les faisait parvenir à rattaché militaire allemand. Les communications secrètes avec Sofia furent fi*équentes jusqu'en septembre IJ916 » (i). Et, sur la demande du chef de Tétat-major de la marine allemande, on transmettait ainsi des télé* grammes de la légation d'Allemagne.
Les candidats gouiiaristes avaient eu la duplicité pour mieux piper le*s suffrages, le 19 décembre, et diminuer le chiffre des abstentions, de se dire daccord avec TEntente, sauf sur le point de collaboration armée.
Comme manœuvre de la dernière heure, fut distribuée è. profusion, le matin du scrutin,une circulaire reprochant à M. Veniselos de vouloir la guerre; au contraire « le roi ne la veut pas, le it)i demande son avis au peuple », e finissant ainsi : « Voulez- vous sauver la patrie : Voulezvous sauver votre roi ? Venez et votez tous » (a).
Le peuple grec invité au nom du roi à venir, lui donna ison avis en ne venant pas ; plus des trois cinquièmes des votants habituels ne participèrent pas au scrutin. Les puissances garantes du régime constitutionnel en Grèce tolérèrent ces élections et le monstre parlementaire -qui
I. liC Temps du 9 octobre 1917, i'* page, 6* col. a. Le Temps du sta décembre 191 5, 4* page, a* col.
a60 QUATRliMS PARTIE
en fut le produit. Elles devaient, le ai juin seulement, avoir un peu conscience de leur devoir.
La France continuait, du reste, à verser de rarjpmt au gouvernement royal, et le cowespondant français s'en réjouissait : « Le gouvernement français a informé le gouvernement grec qu'il tient à la disposition de ce dernier dix millions de francs... Ce fait constitue un démenti éloquent des bruits prétendant que les relations entre TEntente et la Grèce sont peu satisfaisantes » (i).
Le roi» pendant ce temps; paria beaucoup, et nous en eûmes pour notre argent.
Entre le voyage si escompté de M. Denys Cçchin à Athènes et celui si avenant du colonel Pâli à Salonique, on trouve dans le Times une interview du roi. Il déclaré: « J'ai été profondément blessé » — moins que nos maiins ne devaient l'être le i«' décembre toutefois — « par les attaques dirigées contre ma personne et'^par les dootes qui ont été émis sur la loyauté de mes intentions et de mes sentiments » (2). Il n'y a pas de traité, ajoutait-ii, entre la Grèce et la Bulgarie, « ces deux pays sont ennemis héréditaires». %
En janvier 1916, nouvelles interviews. Au début du mois il confie au correspondant du LokaUAnzeiger : « On