‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 81 sur 116 · I. Le Temps du 7 janvier 1916,4' page, a* col · texte numérisé non relu

I. Le Temps du 7 janvier 1916,4' page, a* col

On serait lieureux de savoir à qui est due iliabile initifttiye de faire avancer par la France ces dix millions à un gouvernement qui, juste dans ce même mois de janvier, contractait un emprunt de 4^> millions de marks à 6 0/0 auprès du gouvernement allemand par rintermédiaire de la banque Bleichrœder de BerlÀi et de la Banque nationale de Grèce, à Tinsu — c'est Thypothèse la plus favorable pour lui — de notre représentant. (Le Temps dvt 19 août 19171 2' page, 5« col. et du 5 novembre 1917, a' page, a' oolr),

a. Le Temps du 8 décembre i§i5, a* page„ a* col. Voir page a(Q, note I, rintrigue si loyale avec le ministre de Bulgarie.

APRÈS MOW DÉPART oCî

a dit qae nous craignions les Bulgares ; cela n'est pas vrai. S'ils menaçaient nos intérêts, nous n'hésiterions pas à nous défendre ; mais il me semble qu'actuellement ee ne isoit pas le cas... L'Allemagne et l'Autriche continuentjusqu'à présent, à avoir envers la Grèce une attitude correcte et amicale. Il n'y a donc pas de raisons de sentiment qui puissent s'élever contre ces deux puissances » (i).

Le 18, il faisait appeler un rédacteur de V Associated Press et lançait aux Etats-Unis un violent réquisitoire contre la France et TAngleterre qu'il accusait d' « hypocrisie », comparant la Grèce à la Belgique (q).

Peu après, aiBrmait-il au correspondant du Roiisskoie Slovo « ni le gouvernement, ni l armée ne font rien sans ordre dé moi » (3), et « même si les Bulgares attaquaient Salonique^ Fa Grèce ne. modifierait pas son attitude, parce que l'action germano-bulgare ne serait pas dirigée contre elle^inais contre les alliés"» (4).

A la Neue Freie Presse de Vienne, il avouait : « C'est avec passion que je suis chacun des progrès des puissances centrales. Chaque pouce de terre française prise par les Allemands, m'apparalt comme un gain pour la Grèce. . . Ni le passé, ni aucune prévention ne peut m'empôcher de désirer l'arrivée des Bulgares, alliés des Allemands, comme libérateurs à Salonique » (5).

Les protecteurs du roi à Paris trouvèrent que tout de même leur protégé allait un peu loin . Ils ne s'en prirent pas à lui, rassurez-vous ; ils s'en prirent à la presse

I. Ije Temps du 23 janvier 1916, 4' page, a* col. a. Idem, a* page, st' coi.

3. Le Temps du 24 janvier 1916, 2* page, 2' coi. 4* Le Temps du 7 février 1916, 2« page, i'* col. 5. Le Temps du 11 avril 1917, bulletin.

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aÔQ QUATR1ÂME PARTIE

française assez peu soucieuse de la bonne renommée du roi en France, pour oser reproduire cette interview, et ils lui interdirent cette reproduction .

Ne se gênant pas,. le roi lâchait bientôt à un autre : « Je regrette d'avoir dit qu'il fallait mettre les Bulgares au ban de la civilisation ; c'est des Français que je le dis aujourd'hui » (i). Le mot d'ordre 1î Paris ne change pas, la protection continue.

Le m février, le général Sarrail avait à Athènes un entretien avec le roi. Celui-ci exprimait au correspondant de V Associated Press « qu'il était enchanté du résultât de cette entrevue, laquelle était un premier pas » — tiens, et celle avec M . Cochin alors, et celles avec M. Guillemin — « en vue de faire disparaître les différends entre la Grèce et l'Entente et d'atténuer les causes de friction »{a).

Quelques minutes avant de recevoir le général, le roi s'était soulagé en nous outrageant devant le correspondant du Berliner Tageblatt » (3).

De la sorte tout le monde devait être coûtent; car notre grand correspondant national écrivait : « L'accueil sympathique fait par la population au général, le langage des journaux exprimant l'espoir et le désir quetous les malentendus disparaissent,dénotent suffisamment que les sentiments de la population n'ont pas changé et que Tactton diplomatique de M .Guillemin ainsi que son attitude dans les autres questions ont augmenté la sympathie qu'il inspire et l'autorité diplomatique qu'il a acquise i> (4).

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