‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 83 sur 116 · I. Le Temps du 12 août 1917,2* page, 5* col · texte numérisé non relu

I. Le Temps du 12 août 1917,2* page, 5* col

a. te Temps du 3i octobre 1916, 2' page, 2* col. et du 6' avril, 1918, idem, 3. Le Temps du 5 novembre 1916, 4* page. S* col.

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respecter le traité d'alliance, mais il garda son armée sou» les armes avec Tidée évidente, puisqu'il ne l'envoyait paS' se battre contre les Bulgs^res, de la retourner contre les alliés, dès que les échecs attendus de ceux-ci lui permettraient ce coup de trahison sans trop de périls.

Durant la période des élections anticonstitutionnelles du iQdé.cembre, des congés avaient été accordés à tous les adversaires de M. Veniselos, en revanche ses amis étaient Sévèrement consignés. Ainsi se vérifiait le mot du roi sur la mobilisation faite contre M. Veniselos. La tactique veniseliste d'abstention en masse devait déjouer la manœuvre par laquelle le souverain comptait décrocher une apparence de majorité pour sa Chambre illégale.

Lorsque les Bulgares pénétrèrent sur le territoire grec, le roi, désireux sans doute de les rassurer complètement, ordonna la démobilisation des douze classes de 1892 à

Cette mesure annoncée par M. Skouloudis, le 9 juin> pour soulager, dit-il, les, mobilisés et leurs familles, coïncida avec la déclaration du blocus économique des côtesgrecques par les puissances alliées. En présence de la tolérance grecque pour les troupes bulgares occupant librement territoire et forts, le général Sàrrail avait été autorisé à proclamer Tétat de siège et à mettre la main sur les services publics ; des mesures étaient prises en même temps, afin d*empêcher charbon et autres marchandises de parvenir aux ennemis.

Une note du 21 juin réclama la démobilisation réelle et totale, la démission du ministère à remplacer par un cabinet d'affaires offrant les garanties nécessaires pour Tapplication loyale de la neutralité bienveillante, la dissolution immédiate de la Chambre, de nouvelles élections^ le

l'emplacement de certains fonctionnaires de police dont on aurait à se plaindre.

Ainsi, on arrivait, après plus de six mois de retard, à se souvenir qu'on était garant de l'observation des règles constitutionnelles. On avait dit sottement qu'on ne se mêlerait pas de la jwlitique intérieure de la Grèce et on s'en mêlait; mais, encore une fois, sans vouloir agir comme il le fallait : il n'y avait pas à ordonner de nouvelles élec* tiens ; il y avait à rappeler la Chambre illégalement dissoute dont on n'aurait pas dû tolérer: la dissolution.

Certains membres du cabinet Skouloudis eurent la velléité de résister aux injonctions des puissances. M. Gounaris émit l'idée de leur retourner leur note ; d'accord avec M. Skouloudis, il proposa de tirer sur le« vaisseaux .de guerre alliés venus pour surveiller le blocus (r). « Ce fiirent. écrivit le Temps (2), les influences allemandes qui eurent raison de la mauvaise humeur du roi Constantin. Le ministre de Guillaume II à Athènes ne voulait pas risquer de perdi'e, en un instant, le fruit de deux ans de travail. Plutôt que de voir les escadres alliées résoudre définitivement le problème grec.il conseilla au souverain une soumission qui remettait la solation jusqu'aux élections, avec toutes les chances inconnues qui pouvaient surgir pendant une longue campagne électorale ».

Le ministère Sliouloudis démissionna et M. Zaïmis forma le nouveau cabiaet : « La situation, télégraphia-t-on d'Athènes, s'est améliorée aux points de vue politique et économique... Les relations avec les agents diplomatiques des puissances de l'Entente reprennent le caractère

I . Le Temps du 7 août 19 16, a* page, i*' col. a. N* du 10 août 1916, bulletin.

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amical d'autrefois » (i). Gare! C'était le moment 6ù. la ligne des réservistes allait être organisée contre les alités et le parti libéral.

Le rx)i, a dit M. Veniselos dans l'interview de Tagence Havas, « ne pouvant se faire d'illusions sur les résultats du prochain scrutin, et comprenant qu'il courait à un échec certain qui ne lui permettrait plus de braver 4a volonté des puissances protectrices en m'écartant une troisième fois du pouvoir, organisa, de connivence avec les Allemands et les Bulgares, l'envahissement de la Macédoine occidentale et orientale. De cette façon, les libéraux perdant une soixantaine de sièges, le roi pouvait, espérer, grâce au temps et au relâchement possible de la surveillance des alliés, tenter quelques manœuvres, afin d'essayer de déplacer le pende voix de majorité qui était néanmoins escompté par le parti libéral, pour remporter un semblant de succès ».

Dans la seconde quinzaine d'août, la pénétration bulgare s'accentua en Grèce. Le ministre de Bulgarie déclara ofQciellement que son pays prenait TofTensive, et, conGrma le ministre d'Allemagne, les armées germano, bulgares allaient avancer en territoire grec.

L'accord entre la Grèce, l'Allemagne et la Bulgarie exista si bien, que le roi lui-même en prescrivit la publication (2) La connivence a donc été indéniable. Par cette publication le roi voulait démontrer son souci de l'intégrité territoriale grecque. Il démontra seulement sa complicité avec des gens, à son image, sans foi ni loi.

Pourquoi, en effet, la clause relative à l'intégrité seraitelle mieux observée que celle par laquelle les«Bulgaro-

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