‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 84 sur 116 · Le Temps du 18 septembre 1916, a* page, a* col · texte numérisé non relu

Le Temps du 18 septembre 1916, a* page, a* col

Allemands » s*eDgagaient à respecter <x la liberté et les biens des habitants des régions occapées i> ? Or des télégrammes du si et du 17 septembre (2) montraient quelle avait été la conduite des envahisseurs à Drama et à Kavala.

Cette dernière ville fut livrée, le 10 septembre, par son corp^ d'armée grec composé d'infanterie et d'artillerie, de 8.000 hommes au total, qui se laissèrent transporteren Allemagne, sans môme un semblant de résistance !

La flotte franco-anglaise reparut à Salamine le i«' septembre .

Les alliés avaient à assurer l'exécution des mesures de sécurité nécessitées par l'éventualité d'une surprise^méditée contre l'armée du |;énéral Sarrail. Les réclamations que venait appuyer la présence de la flotte, concernaient la tolérance abusive dont bénéficiaient les agents germaniques et portaient sur les précautions d'ordre technique ^ rendues indispensables. Ou demandait le départ des meneurs boches, le contrôle des postes et télégraphes, des sanctions contre les Grecs complices de nos ennemis . Ces conditions furent acceptées ; Schenck partit le 7 septembre.

Le 14/37 août, une grandiose démonstration veniseliste avait en lieu à Athènes. Une adresse dont voici quelques extraits, était votée pour être remise au roi :

« Sire,

» Voua êtes victime des personnes qui, pour démolir rœuvre de la révolution dont nous fêterons demain le septième anniversaire, n'ont pas hésité, cherchant à

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rétablir leur régime de corruption, à exploiter le respect que le peuple doit à la couronne et ramoor qull vous porte, et n'ont pas héâité non plus à ULetttre en danger les résultats acquis par le travail régénérateur de cinq années et de deux guerres glorieuses, pour frapper la personne d'un des artisans de ces résultats acquis »

» Vouâ êtes victime de vos conseillers militaires qui, par une conception militaii^e étroite et dans le désir de voir s'établir un régime absolutiste qui les aurait rendus ^n lait maîtres de la situation, vous ont convaincu que TAUemagne sortirait victorieuse de la guerre européenne.

» Vous êtes enfin victime de votre faiblesse naturelle et humaine^ car, étant habitué a admirer tout ce qui est allemand, étonné devant cette préparation militaire sans pareille, ainsi que par toute autre organisation allemande, non seulement vous^avez cru à la victoire allemande, mais vous l'avez aussi souhaitée, espérant que vous pourriez, après cette victoire^ concentrer en vos mains tout le pou- voir gouvernemental et mettre en l'éalité^ de côté notre régime libéral.

» Nous voyons aujourd'hui le résultat de toutes ces fautes...

>> ... Eloignez de votre voisinage et tenez à l'écart, dorénavant, toutes les personnes qui, illégalement, peu à peu, usurpent tout pouvoir politique.

» Permettez à votre gouvernement de tourner définitivement la direction politique de l'Etat vers les puissances de l'Entente, en leur offrant, dès à présent, l'assurance de la neutralité bienveillante qu^elles réclament et que, depuis si longtemps, nous leur avons promise...

»... Le parti des libéraux n'est ni Tennemi de la couronne, ni l'ennemi de la maison royale, ni de votre per-

APnÈS MON DÉpABT ' ajl

sonne. ILest seulement le gardien respectueux du régime libéral, et ne veul permettre à personne qu'il y soit porté atteinte. C'est là le véritable intérêt de la couronne et ce sont seulement ceux qui exploitent cette couronne qui cherchent à vous persuader du contraire. Ce sont eux qui sont vos pires ennemis » (i).

Le roi ne reçut pas les délégués chargés de lui remettre cette adresse. 11 i*eçut, par contre, les oiBciers qui livraient allègrement le territoire grec aux a ennemis héréditaires », qui dirigeaient les manifestations de la ligue des réservistes, et les félicita comme des « héros nationaux » (j).

Voulant avoir sous la main une force militaire composée de séides, on avait, en effet, procédé à l'organisation des réservistes en associations rétribuées et armées. A la fois soutenus et souteneurs, suivant la coutume, leurs adhé< rents se crui^ent tout permis. Le 9 septembre, une trentaine d'individus pénétraient dans le jardin de la légation de France et tiraient enTairdes coups de revolver en criant : « Vive le roi ! A bas la France ! A bas l'Angleterre ! (3).

M. Zaîaiis fit naturellement des excuses et, après avoir consulté le souverain, accepta la dissolution immédiate de la ligue et lia fermeture de ses locaux réclamées par les ministres alliés. Naturellement, les actes ne correspondirent pas aux paroles.

Dans la nuit du 3i août, un mouvement insurrectionnel s'était produit à Salonique, où un comité de défense nationale se constitua en vue de la guerre à l'envahisseur, se

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