‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 97 sur 116 · K* du 8 janvier 1917, 4' ï>age · texte numérisé non relu

K* du 8 janvier 1917, 4' ï>age

▲PBiS-MON DÉPAET ogi

« Tout le monde, je suppose, a Compris que ce que I0 Yoi appelle depuis des mois une politique de neutralité «st et a été, dès le début, une politique proallemande.

».Tous ceux qui ont vécu à Athènes en 1516 et 1916, îsont fîx^s à cet égard par deâ faits de notoriété publique* Il est bon que ces faits soient précisés. » "

M. Diomède n^ontrait ensuite l'action prépondérante <le rattaché militaire allemand. M. de Falkenhausen <fL passait ses journées soit au parais, où il avait ses libres entrées, soit au ministère de la Guerre, où il partageait le bureau du colonel Metaxas, qui a été le plus actif de «es agents d'exécution ». Il établissait^ après la note de TEntentedui^i juin, k la nouvelle concentration de Taripée grecque consécutive à la démobilisation », préparant l'attaque des alliés par l'armée royale. Après avoir énuméré les forces de celle-ci, M. Diomède indiquait les res« sources de Tarmée nationale et continuait ainsi :

<< Il n*a pas dépendu du gouvernement provisoire qu'elle ne soit dès maintenant à pied d'œuvrë.

» Est-ce là tout ce qu'on peut et doit faire ? Je ne le pense pas. Il reste à réaliser, sur le terrain des traditions immortelles de l'hellénisme, l'union de la Grèce tout «nti ère.

» Pour cela, aujourd'hui comme hier, une seule condition; éteindre le foyer de germanisme représenté par le roi, son gouvernement et son . entourage immédiat.

» Je n'ai pas à juger la politique suivie par les puissances. Je dis seulement que si les actes passés du roi n*^ont pas suffi à les éclairer sur ses desseins, d*autres -actes vont se produire qui dissiperont, s'il eu reste, toute incertitude.

» Ce jour-là il faudra bien abattre l'adversaire qui se

d9tl QUATRIÂMB PARTIS

sera publiquement déclaré. Lui disparu, j^affirme que l'union de l'ancienne Grèce se rétablira plus aisément qu'on ne croit.

» Ce n est, en elïet, que par un régime inouï d'oppression et de violence que le roi et les agents allemands ont réussi à s'assurer le champ libre ».

Le lendemain même, on constatait qu*il existait toujours des gens s efforçant d'innocenter le souverain : « le roi et son gouvernement sont débordés », écrivait-on (i).

Or, dans des circulaires adressées à cette époque çiiix réservistes et les félicitant des assassinats commis, on lisait : « maintenant demeurez vigilants autour du trône du grand roi », et « nous demeurons ici obéissants au mot d'ordre » (2). Peu après, on nous annonçait Tadhésion du président des réservistes en ces termes : « puisque c'est Tordre du roi, nous nous soumettrons à la décision du gouvernement » (3). Enfin une nouvelle dépêche devait dire : « les éléments turbulents acceptent la situation de bonne grâce, s'inclinant devant la décision du roi » (4> qui était n6n débordé mais obéi.

Sait-on comment le minisire de la Guerre du cabinet avec lequel on allait continuer de négocier au lieu de le juger, s'était exprimé au sujet des assassinats des i" et 2 décembre ? Voici le texte de l'ordre du jour adressé à la garnison et aux bandes criminelles d'Athènes, au non» du roi :

« C'est le cœur débordant de gratitude que je vous.

I. Le Temps du 9 janvier 1917, a* page, a* col. a. Le Temps du 10 janvier 1917, bulletin.

Page 1