Le Temps du 20 janvier 1917, 4'pag^» i"col
APRÂS MON DÉPART * SgS
«dresse, par ordre de Sa Majesté le roi commandant en chel, mes félicitations et congratulations pour voti*e con* duite exemplaire pendant les inoubliables journées du I*'' et du s décembre.
» Votre loyalisme, votre esprit dé sacrifice et voire courage ont sauvé la patrie mise en danger par des ennemis qui espéraient troubler Tordre public et jeter bas la dynastie.
)> Nos ennemis doivent aujourd'hui savoir que d'aussi vaillantes troupes sont invincibles, et je suis à même maintenant d'envisager l'avenir avec confiance » (i).
On avait déclaré le blocus; mais, dès le « début même du blocus », ses effets étaient « retardés par le débarquement malencontreux de ii.ooo tonnes de blé » (Q).*A-t-on recherché à qui remontait la responsabilité dé cette gracieuseté « malencontreuse »? ,
La mesure de représaille la plus rapide, aprèd le crime du I*' décembre, avait été un ultimatum, le i4. réclamant le transfert immédiat dans le Péloponèse des troupes grecques de la Grèce continentale. L'ultimatum avait été accepté et le transfert des troupes commencé avec la mauvaise volonté et la mauvaise foi habituelles. Il fut établi plus tard, par des documents trouvés dans les archives du corps d'armée de Patras, que « le ministère télégraphia an corps d'armée de ne tenir aucun compte de l'acceptation donnée par le gouvernement à cet ultimatum » (3). A ia fin de décembre, un voilier grec retransportant des troupes royalistes du Péloponèse en Grèce septentrionale,