Le Temps du 26 décembre 1916, a* page, a* cel
îi. Idem, 4* page, 4* col.
3 Le Temps du a7 septembre 1917, i" page, 6* coL
9^4 QUATRIÂMB PA1i(tI£
ëfait arrêté au large de Patras par un navire^ de guerre français (f).
Le3i décembre, une* note des, puissances de rEntenteétait remise à Athènes et, sans comporter de délai, formulait des demandes de giirantie et de réparation : !<» trans-^ fert des troupes; a<» interdiction des rassemblements d& réservistes ; 3*» rétablissement des divers contrôles alliés;. 4** libération des veniselistes détenus et indemnités ; 5° destitutioii du commandant du V^ "corps d'armée ; 6® excuses, du gouvernement grec et salut des drapeaux ; elle n'exigeait pas, je l'ai noté au début (page 22), la présence du roi a cette cérémonie.
Une fissure cachée jusque-là appanrt à ce moment dansrunité'd'action. L'Italie qui n'était pas garante, comme la France, la Grande-Bretagne et la Russie, du royaume de Grèce et. de son régime constitutionnel, aurait parfaitement pu rester en dehors de la démarche des trois autres puissances, à la condition de garder le silence. N'ayant pas normalement voix au chapitre, elle n'avait qu'à se taire. Elle préféra parler et son ministre eut ordre, à la suite de la démarche de ses trois collègues, d'aller remettre au gouvernement grec une note regrettable. Tout en alpr* mant « sa solidarité générale avec les alliés », l'Italie déclarait « se désintéresser» de tout ce qui, dans leur& revendications, touchait les veniselistes et constituait» des questions d'ordre intérieur ».
La véritable cause du dissentiment ainsi dévoilé de ritalie et des autres puissances sur ce point, doit être cherchée dans la crainte que l'Italie n'exprimait pas, mais, éprouvait, du triomphe de la politique veniseliste et des
i. Le Temps du 3o décembre 1916, i** page, 6* coi.
ÀPRisS MON -DliPART . "AgS
compensatioDis territoriales appelées à en être la con^qnenee. i'ignoretout ce qu'ambitionnait le gouvernement .italien ; peut-être bien réclamait-il trop. En tout cas, il eût été bon de parler net des deux cdtés et de résoudre/ tout de suite la question. On ne l'avait pas fait, et Tltaiie, sans oser l'avouer, continuait à préférer une Grèce hostile, n'ayant rien à attendre^ à une Grèce amie qui serait récompensée.
Il n'est pas sûr (jue, parmi les dirigeants français, il n'y en ait eu aucun heureux de cette divergence, pouvant lui servir d'excuse pour Fabsence de toute mesure contre le roi. Il était si facile de paraître vouloir agir et de déplorer d'être réduit à l'inaction par la résistance italienne. Le prétexte aurait disparu avec la solution raisonnable de la question intéressant notre alliée ; mais c'est sa dispari* tion qu'en réalité on ne voulait pas. Ne valait-il pas mieux :avoir l'air de mettre (in au désaccord en consentant — aveo^ quelle joie secrète et quelle allectation d'ennui — le sacrifirce d,'une action dont on était en fait l'adversaire le pluïv passionné.
Dans un mémorandum, en date du 5 janvier, reçu à Rome pendant les conférences des ministres alliés, qui parurent aplanir le différend constaté entre l'Italie et les trois autres puissances, la Grèce présentait des objections sur presque tous les points, d'où un nouvel ultimatum, le ^janvier, imi>osant, dans les quarante-huit heures, l'acceptation des demandés contenues dans la note du 3i décembre.
Le gouvernement grec .acceptait, le lo janvier, les conditions de l'ultimatum, du moins en paroles, car il y eut. encore lieu, le i3, à une note des puissances, et le manège^ accoutumé recommença, M. Lambr<^ affirmant ostensible»
OgÔ QU ATRiâMB P ARTIIÇ
ment la reprise des relations amicales avec TEntente eV secrètement, — il n'était pas nécessaire d'être sorcier pour le soupçonner tout de suite — prescrivant au corps d'armée de Patras, par exemple, de continuer les préparatifs de mobilisation (i).
£n ce même mois de janvier, un officier du corps de Larissa était prévenu, par le chef d^état-major Stratigos, de Tatterrissage prochain d'un avion allemand dans les environs ; un rapport sur la situation militaire de la Grèce devait être fourni à Tofflcier allemand qui serait à bord. La chose fut exécutée, l'ofiicier allemand était M. de Falkenhausen, ancien attaché militaire à Athènes ; il en profita pour communiquer directement par téléphone avec le palais royal (a).
On lisait dans le bulletin du Temps du i4 janvier 1917 :
«Une dépêche d'agence autorisée par la censure annonce « une détente générale en Grèce ». Elle ajoute que le gouvernement royal a donné des ordres pour commencer la mise à exécution des demandes de Tultimatum... Pendant tout le mois de novembre, on a proclamé et la détente et Tentente ; pendant ce temps le roi préparait l'assassinat de nos marins qualifié depuis par lui d*acte héroïque i>.
Quelques jours avant, le même journal avait excellemment précisé les fautes commises (3) :
« Dès lors qu on secondait Tinitiative (de M. Yeniselos partant pour Salonique, il fallait travailler avec lui. Dèa lors qu'on invoquait les devoirs contractuels de protection, il ne fallait pas traiter avec le cabinet Lambros. Dès