‹ L'entomologieChapitre 42 sur 145 · TRENTE-DEUXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

TRENTE-DEUXIÈME FAMILLE

LES DUPLIPENNES OU PTÉRODIPLES. PL 5. fig. 2.

Carnet. Abdomen pédicule , tronqué à la base, non concave en dessous; lèvre inférieure et inacboires ne dépassant pas les mandibules ; antennes brisées ; les ailes supérieures pliées en long dans le repos.

Genres. Guêpe, masare.

Les guêpes ont une partie de l'industrie des abeilles , elles vivent comme elles en société ; mais leurs babiludes sont sauvages , elles ne rechL'rcht:nt que guerre et pillage; l'aiguillon dont elles sont armées sont pour elles des ar-

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mes offensives dont elles se servent pour attaquer (les annimaux plus faibles. La guêpe frelon fait son nid à l'abri du vent et de la pluie , soit dans les greniers, soit dans les trous des vieux murs, mais le plus ordinairement dans le tronc des arbres dont l'inlérieur est pourri ; elle parvient à y faire une grande cavité en détachant les fragmens du bois prêt à tomber en poussière. Quand la femelle a trouvé un endroit convenable , elle broie avec ses mandibules l'écorce de petites branches de frêne qu'elle enlève par filamens , elle eu forme une pâte qui se durcit après avoir été employée , elle en construit dans la partie la plus élevée du nid un pilier gros et solide qui sert de fondement à son édifice, elle y attache une espèce de calotte qui y servira de toit, ensuite elle place en dessous de cette calotte un second pilier qui n'est que la continuation du premier el qui doit servir de base au premier gâteau de cellules. Celles-ci, qui sont de figure hexagone, ont leur ouverture tournée en bas^ les femelles après en avoir construit quelques unes , se mettent aussitôt à pondre ; il est probable qu'elles ont été fécondées avant l'hiver, car au printemps on ne voit aucun mâle. Les larves éclosent peu de temps après avoir été pondues, la femelle étant seule , est obligée de les nourrir. Quand elles ont pris leur accroissement, elles

tapissent leurcellule de soie , y font un couvercle de la même matière et se changent en nymphes. Les premières guêpes qui paraissent sont toutes des ouvrières; elles s'occupent de la construction du nid et nourrissent les larves. La femelle continuant à pondre , le nid devient trop petit, les ouvrières agrandissent l'enveloppe et le gâteau , et quand celui-ci est poussé jusqu'au bout de cette enveloppe, elles en recommencent un aulre ; le dernier est attaché au premier par un ou plusieurs piliers ; bientôt l'enveloppe est achevée, de nouveaux gâteaux se remplissent, et alors il ne reste plus qu'une ouverture au nid ; cette ouverture correspond à celle du tronc où il est logé ; c'est la porte par où les guêpes arrivent à leur nid, et elle n'a souvent qu'un pouce de diamètre.

Les jeunes femelles et les jeunes mâles ne paraissent qu'au commencement de l'automne. La société ne tarde pas alors à se dissoudre ; les ouvrières au lieu de nourrir les larves les jettent ainsi que les nymphes en dessous du nid. Chaque jour les mâles et les ouvrières périssent, et disparaissent tous enfin , au premier froid , par le défaut d'abri etde nourriture ; il ne reste plus que quelques femelles qui se cachent en terre où elles s' engourdissent pendant l'hiver, afin de reproduire l'espèce au printemps suivant.

La guêpe commune construit son nid dans

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rinlérieur tic la lerre, onlinalrement à la profondeur d'un demi-pied; un conduit d'environ un pouce de diamètre lui sert d'entrée ; il est presque toujours tortueux. Ce guêpier a la forme d'une boule, et a douze ou quatorze pouces de diamètre. L'enveloppe qui le recouvre est une espèce de carton qui a quelquefois plus d'un pouce d'épaisseur.

Nous aurions beaucoup à dire sur l'industrie des guêpes ; chaque espèce a sa manière particulière de construire son nid et l'on y remarque un art surprenant ; mais ces détails nous entraîneraient au-delà des bornes de cet ouvrage: nous sommes donc obligés de renvoyernos lecteurs aux ouvrages de Réaumur, Hubert, etc.

Les masares nous sont inconnues , quant à leurs manières de vivre. La seule espèce connue habite la Barbarie.

TRENTC-TROISIÈME FAMILLE.

LES CHRTSIDES OU STSTROGASTRES. PL 6. Jig. 3.

Caraci. Abdomen concave en dessous, à anneaux très mobiles , se roulant en boules sur la tête.

Genres. Chryside , omale , panorpe^ Les insectes de cette famille ont reçu le nom chrysis x?'«'? , or , à cause des couleurs bril-

lanlcs dont ils sont revêtus. Leurs larves ont été peu étudiées ; on présume qu'elles vivent à la manière des sphex et des guêpes. Les fe^ melles déposent probablement leurs œufs dans le sable , car on les voit souvent voltiger audessus et s'y poser de temps à autre.

Les chrysis, les omales et les panorpes se trouvent sur les fleurs particulièrement dans le midi de la France, l'Italie et l'Espagne; on trouve plusieurs chrysis aux environs de Paris.

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