LEÇON PREMIERE
puienl sur l'air et se (ransporîenl dans l'alinosphore. Les ailes soiil an noitibre de deux ou de quatre, elles sont membraneuses, sèches, élastiques et parsemées de veines qui forment quelquefois un joli réseau. Les supérieures quand il y en a quatre sont ou simplement membraneuses comme les inférieures, ou co-^ riaces et cornées, et diflérentes des inférieures; on a donné à ces dernières le nom d'élylres qui signifient étui.
Les êlytres , pi. i./lg. i. i. sont dures coriaces et presque toujours opaques dans les coléoptères et les hémiptères ; demi-membraneuses dans ks orthoptères.
Chez les autres insectes qui ont quatre ailes à peu près d'égale consistance et qui servent également à l'action du vol, on remarque celles des lépidoptères qui sont comme couvertes d'une poussière écailleuse ; et celles des gynanoptères qui sont à peu près nues. Les dernières se distinguent en ailes à nervures disposées principalement dans la longueur, comme chez les hyménoptères, et en celles dont les nervures transversales sont membraneuses , comme en réseau : telles sont celles des névroptères.
Les huit ordres qui renferment les irasecles ont été établis d'après la présence, le nombre et la forme des ailes. Les ailes présciilent ea~
i8 ENTOMOLOGIE,
corebcaucbupde mofllficaîioas dans leur fol'rne, tels que les ceuillerons el les balanciers.
Les cueillerons , sont deux pièces convexes d'un côté, concaves de l'autre, qui ressemblent à de petites écailles ayant la forme de cuillers, ils sont placés un peu au-dessous de loriginc ou de l'attachti des ailes, un de chaque côté.
Les balanciers^ sont de petits filets mobile? très menus, plus ou moins alongés et terminés par une espèce de boulon arrondi ; ils accompagnent les cueillerons ou sont à nu quand les ceuillerons manquent.
Les cueillerons et les balanciers, ne se trouvent que dans les diptères.
\^cs pattes , dans les insectes elles sont ordinairement au nombre de six, ce qui a fait nommer ces animaux hexapèdes.
Les principales pièces qu'on remarque aux pattes des insectes , sont la hanche , la cuisse , \à jambe et le tarse.
La hanche est la pièce qui unit la patte au corps, elle est ordinairement très courte, mais toujours assez distincte.
La cuisse , pi. i.fig. i. j. forme la seconde et principale pièce de la patte. Elle est enflée dans quelques espèces d'insectes, et renferme des muscles assez forts pour faire exécuter un saut considérable à la plupart de ces animaux.
\.^ jambe y pi. i, fig. \. k. est la pièce qui
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suit el qui tient à la cuisse ; sa forme est onlinairenieiit cylindrique , et souvent elle es5 ciliée ou armée de poils roides -, de piquans, de dentelures aiguës.
Enfin, le tarse ^ pi. i.fg. i. /, termine la jambe. 11 est composé de plusieurs articulations ou phalanges. Ces articles varient selon les ordres , depuis un jusqu'à cinq et jamais davantage.
Ces articles ne variant jamais dans leur nombre etse terminant constamment en même quantit-é dans tous les coléoptères de la même famille, fournissent un excellent caractère pour la division de cet ordre nombreux.
Le dernier article des tarses est armé de deux ou de quatre crochets menus , mais très forts. Indépendamment de ces crochets , on aperçoit sous les tarses de la plupartdes insectes des poils courts et très serrés qui ressemblent à de petites pelottes spongieuses qui soutiennent l'insecte et l'aident à se cramponner sur les corps, même sur ceux qui nous paraissent lisses et polis.