‹ L'entr'acte idéal: histoire de la Rose+CroixChapitre 8 sur 13 · L^ART EST LA SPLENDEUR DE LA FORME · texte numérisé non relu

L^ART EST LA SPLENDEUR DE LA FORME

C'est une suggestion de la Beauté abstraite, de la forme esthétique par le charme des lignes/ des reliefs et des couleurs. On voit d'ici tous les genres qu'une telle déclaration exclut sans pitié d'une galerie qui se respecte. Au début de cet enseignement, toute la rapinerie s'esclaffa avec tumulte et sarcasmes, nous avons conquis en six ans l'approbation de tous les grands artistes. Jadis il était extrêmement rare de rencontrer aux salons annuels des tableaux religieux ou même symboliques, on en relevait trois ou quatre par an auxquels nul visiteur ne prêtait son atten-

tion>qoi se perdaient négligés, oubliés parmi la foule des scènes de la vie banale et l'amoncellement des natures mortes. U n'en est plus ainsi : c'est par centaines que Ton dénombre aujourd'hui aux expositions oflBcielled les œuvres RosUCrucienneSy chacun maintenant les désigne ainsi. Sans vanterie, sans exagération, de Taveu même de tous les sincères^ notre exemple a régénéré la peinture et la sculpture, a relevé de plusieurs crans le niveau des arts du dessin. Le résultat est d'autant plus remarquable, je dirai d'autant plus glorieux que les grands chefs de file de l'Idéalisme se sont contentés de nous décerner une approbation bienveillante. Nul d'entre eux, je l'ai dit tout à l'heure, n'a osé exposer chez nous. Nous n'avons eu ni Chavannes, ni Merson, ni Lagarde, ni Fantin-Latoor. Gustave Moreau est mort avant de nous avoir confié — j'ai mentionné cette intention — l'exhibition de son œuvre. On nous approuvait, on nous encourageait, on nous visitait... les grands maréchaux ne se sou* ciaient plus de livrer bataille... ils laissaient s'escrimer les jeunes postulants de Favenir* Ceux-ci n'ont point failli à leur tà«

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