SCENE V I I I
UN A IDE- DE-CAMP AUTRICHIEN, CHAP.LOT , d’un autre côté que l’aidede-camp , madame CHARLOT.
li’ Aide - de - Camp , en français-allemand.
Al LO NS, M. Chariot, vite, que l’on serve le diné des généraux. On part dans une heure pour fondre sur les Français.
■ Comment ! le couvert n’est pas encore mis ? Hé Lafrance ^ Charlotte , ma femme , Sans- Peur , eh dépêchez-vous tous ; vite le dîné des généraux.
' ( Tous se dépêchent de mettre le couvert , et on garnit la table de toutes sortes de mets recherchés , en f O tme ambigu. )
Approchez - vous, M. Chariot, la victoire èst pour nous ; il faut nous régaler aujourd’hui,
Je vais vous faire servir un dîné délicieux.
Vous avez besoin de confortatifs : les Français marchent rude dans les Pays-Bas, voyez-vous; et pour les en chasser, il faut du courage et des forces. ( A part, ) Tous les conson^més du
monde ne vous serviront de rien ; vous serez battus à platte couture.
l’Aide-de-Camp.
Que marmotez-vous là tout bas , M. Chariot ?
Vous avez toujours l’air distrait.
Est-ce que mob esprit n’est pas partout ?
( regardant la tahlc, ) Fort bien ; voilà une table servie comme un festin de noce. Allons, ma femme, ma fille, et vous tous sortez. ^
Madame C H A R L O T.* *
Pourquoi donc, mon ami?
Vas toujours, ma femme, fait ce que je te dis. J’ai mes raisons. ( Elles sortent, )