‹ L'entrée de Dumourier a Bruxelles, ou, Les vivandiersChapitre 20 sur 58 · SCENE X I · texte numérisé non relu

SCENE X I

L’AIDE- DE -CAMP; CHARLOT ; PLU- SIEURS SOLDATS tenant au collet le marchand d'eau-de-vie , espion \ PLUSIEURS OFFICIERS; Madame CHARLOT ; CHARLOTTE.

L’ai de-d e-c a mp.

Scélérat! qui es-tu>Tu n’es ^pas Allemand } .

L’espion; contrefaisant V allemand»

Moi , fils de suisse de père en fils.

L’aide-de-camp.

Il parle mieux français que nous , je gage.

Chariot.

Le pauvre diable ! Est-ce sa faute si son père lui a toujours parlé cette langue?

L’aide-de-camp.

M. le railleur , vous ’ oubliez qu’il Vient de dire qu’il est suisse de père en tils.

.Chariot.

Je l’ai bien entendu ; mais suisse de maison , n’est-ce pas ? ( En regardant V espion. )

L’E. SPION, regardant Chariot. -

Ya, ya , suisse de maison, m’en fadre, dimeurer en France,

C H^A R I O T , riant. '

Quand je vpiis* le disois ; Oh! je me connois en français; et je ne vous en impose pas.

( A pari ) Je m’entends.

Madame CHARIOT, bas.

Tu ne m’en imposes' pas à moi ?

,, Chariot, bas.

Chutî^ma femme ; vous êtes rna divinité , je ne peux rien vous cacher.

( Madame Chariot , le menaçant avec le poing. ) . .

L’aide-de-camp.

Voici le général et bientôt....

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