‹ L'entrée de Dumourier a Bruxelles, ou, Les vivandiersChapitre 39 sur 58 · CHARLOTTE, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, LE CHEVALIER

iCiiAHLOTTE en habit officier ^

Je trcm1>lc... ô ma rnere î .... ô mon pere ! qn’ai-je fait? ' « ■

• Le C h e V, a e I e r.

Mon adorable Charlotte , Vpie .vos alarmes jxiiietrcnt mon cœur! Vous n’avez pas quitte vos parens , pour vous en séparer à jamais. Songez que. ^ vous ne.^vmis en êtes éloignée que dans l’espoir de vous unir à moi. Ah ! Charlotte , 'si vous Vous rappeliez leur sévérité , ^songez, qu’elle étpit aussi terrible que celle de mon pere,. Jamais ils n’auroîent approuvé notre union. II" falloit cesser de nous aimér .ou prendre ensemble le parti dp,^ luite. Pouî'quoi tous repentir d’une déhiarclie qui met le comble à notre félicité? L^armée française est campée près d’ici* "Je - demande dil sèrvîce au Général : il vous connoit déjà , il s’intéresse à votre famille 5 votre pere est Iranqais , il nous unira , nous serons lieûreux,noas le serons : cessez de vous affliger.

. G H lA Ri É O T T E.

Ahf Clairfudt î pourqttoi ,faut-il que la voix de l’amour . .soit pluâ persuasive que celle du devoir.^ *

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liB CheVAI,Jïb’

Votre devoir- sera rempli, belle Cliai'lotte. Vos pareils sam ont bientôt que vons n’avez pas suivi un homme sans honneur, mais un . époux tendre et respectueux.

- Charlotte.

Eh bien î je me confie à vous. Allons ^ conduisez-inoi auprès de ces deux guerrières qüî combattent à la 'tête de Tarmée Irançalse. Il faut me distinguer : je veux mériter mon amant , mais la nuit est tout-à-^ fait tombée. Comment nous conduire !

Le Chevalier,./^z prenant pax Ici main,.

Je connois le chemin,

Charlotte^ écoutant*

J’entends du bruit. . -

' L E Ch EV A’LI E R.

C’est celui des feuilles qui s^agitent,

•: ^.Charlotte.

Hélas / Mon cœur tremble comme elles,

, Ee c H EY A L I ER, ' , ,

La belle nuit. ! u*- . ; f . ü >

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