SCENE II
GrISBOURDON , LE BoURGUEMESTRE , LE Conseiller de ville
Grisboürdon avec un, air ' cajfard.
Organes cle la loi, cligîies magistrats de la \ille de Bruxelles , est-ïl teins de préparer ces coupables à comparoître devant le tribunal divin ? '
Le Conseiller de ville.
, Hélas \ mon révérend , il est inutile de vous presser 5 le moment n’arrivera que trop tôt , et je pense que ce n’est pas l’instant de faire des exemples.
' Grisbourdon axec colcre.
Que dites-vous , monsieur , c’est le plus favorable : avés-vous oublié leurs crimès ?
Le Conseiller de ville. .
■ * ; Non , mais vous déviés les oublier,, vous
ministre d’un‘ dieu de paix. Laissés-nous , un intérêt plus grand nous occupe. Allés , mon révérend , allés exercer , vos tristés devoirs ; l’arrêt d’un de ces coupables est prononcé , on va remettre dans vos mains cette proie que vous attendés avec tant d’impatience. '
Grisbourdon saluant avec hypocjisle.
Dieu* bénisse le jugement des hommes et que le ciel en soit loué. Il sort.
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Le conseiller de ville, le BO-URGUEMESTRE, ;
Le coNSEiitER «EVII.I.E, le regardant en
aller. ■ i-
Affreux Ji^pocrite , je te cgiuîoîs 5 au ho ur^'iieîTicstve , et (jiLiiul serons -nous ^ vous^irie-, débarrassés de ces Loinmes inutUes à la société, Voilà ce malheureux qu’on conduit à la mort ; affreux spectacle ! évitons-le , entrons. Tous les. liabhans.^ sont assemblés. Sans doute , vous ne difféi eres pas ■
plus lon'g-teins à prendre un .pîttti sur un péril aussi imminent.