SCENE I V
Les Précébens ^ Xape-a-l oeil , le Maître de cérémonie, Ctrisbourdon , soldats, i|
LE Juge criminel , un papier œ la main^ et ujie éa'itüire y hommes du peuple.
•Tape-a-l’oeil sortant de là maison de ville.
Quel triste appareil ! quelles funérailles ! il n’est plus possible de m’en dedire. Ixegai*^ dant tout le monde. Allons , Tape-a -1 œil ^ du courage, c’est le moment de te signaler , tu t’immortalises aujourd’hui , mon ami.
j^ppercevant d ris bourdon Qui s appioclie^ avec un air patelin. Oii 1 le coquin > je lai manqué 5 si je pouvois du moins. espeiei do ,ie retrouver un- jour dans les enfers . . . . • comme je le reumerois..
Lui montrant
Le J u O e Criminel.'
G ris bourdon.
Allons, mallienreiix, ]‘e suis prêt dites. . J Décliarchez votre consience , mettez vous entre les mains de votre confesseur , et nommez vos complices.
Tape a l^ oe i l.
Moi î dire mes péchés à ce cpquin ? 3 ’ai^* merois mieux être confessé par le diable.
G R I -S B ou R U O N. Avec hypocrisie aux soldats et au Grejfier.
Retirez vous un peu à l’écart, laissez moi seul avec ce malheureux , que je puisse par mes prièies Je réconcilier avec Dieu.
^ Tape a l’ oe i l. Avec une çolère
grotesque.
Me réconcilier avec Dieu / .Tison d’emferî •Si je n’étois pas sous tes griffes. En le menaçant. Viens me confesser , approche ?
Grise ou b d on. En se moquant.
Je veux te raccommoder avec le ciel , il m’ordonne de te pardoniier. J^obéLs à sa vor îonté suprême. Allons, mon ami, tache de te recueillir , avoue-moi tes crimes , iiomine tes complices , et demande pardon à Dieu , et aux hommes. Pour moi je te pardonne de toute mon âme, je veux ta sany^^r des piègesde satan. . ^
T A P E A l’ oe I E. En colère.
Tu veux me sauver de Satan ? N est- tu pas toI-méme Saian eir personne , dont on a épouvanté le q,enre liuimiln , depuis ® næncementdu inonde? O Généraldc 1 arniee infernale î ([ue jWai de plaisir de^ te voir l)OuIlUr dans, ta chaudière, maudite , et d’attiser iiu)i-iuème le leu.
G H 1 s B O R D O N. Tirant un goupillon
dê sa poche , dit :>
‘ Asvero^o te domine liisopo et pnundahov hivaho te , et super nivcm dealbalwr:
Tape a.l oe i l. Reculant avec colère
et essuyant.
0h l’enragé î Que inarinotle-il la Enplenrant. Misérable î" N’ as- tu pas de conscience de batire vin homme à terre, puisqu il est vaincu? Tu me rends bien ce que je t’ai tait, mais si tu veux , nous allons taire la paix.
Laisse-moi m.’échapper, avec confiance •, \q. puis te servir dans une autre occasion.
G R I s B o U R n O N. Avec hypocrisie '
Mol, ravir à Dieu une âme repentante , et:
sanctifiée j nron amij» une jialme de glolie t’attend dans le ciel. Jl Rappelle. AWons...
Conduisez.ee niallieureux au supplice pii n’aplus rien sur sa conscience.
Tape a i.* oe t e-
Coquin, tu me travaille , mais vas , j’espère que les Français te travaillejont à leur tour. • Tous s'approchant
Il 4
L E J U G E c R Z M T N E L en rohe.
Allons, ; mon ami, pour la dernière fois, nommez vos complices. Sans doute le quidam Chariot, Centurier de l’armée Autrichienne, est aussi coupable que vous. ^ .
T A P e{ A L* OE I E grotesquement.
Que veut encore celui-ci ,‘ avec sa ligure* de grimoire ?
C’est le Juge Criminel, qui déposera au.
greffe ton interrogatoire.
T A P E A l/ OE I I,. I
Eh bien ! Je lui donne ta personne , pour en faire une momie pour déposer dans son greffé , personne ne la revendiquera , et j ’au-rai fait une belle action avairt ma mort.
Gris BOURDON, em colère.
Il n’est pas possible de le sauver , c’est nn heretique , un apostat, un lion, un juif^ il •])ratique toutes les sectes maudites, et il n’est pas Clirétien.
T A P E A I.’ OE T E riant.
Tiens! Je ne suis pas chrétien.^ l'!coutez.
TOUS autres seulement , je le suis ])ar ht grâce de Dieu, et bon répnblicaiii par dessus.
Hem! Te voilà pris, coquin.
"(j R I- s B O U R D O N .V HELtant. '
Vous l’entendez , républicain ! Miséricorde î Eh vite,. Messieurs, dépéchez- vous, c’est
tine brehis galeuse f[ui gateroît tout le troupeau , si elle y restoit plus long-temps.
T a p e a lu* OE 1 1 ,, courant sur Grîsbourdon „
Oh ! laissez-inoi faire. Ou Vo.ri'ête du te ms qu^on le tient.' Ldiomme de cérémonie s* approchant de Tope à Vœll.
T A P E A Jl’ OE I L.
Quel est cet homme Je commence à comprendre, c’est le maître des cérimonies. S'ap^prochant de lui. Écoutez, mon ami, il n’y a plus de sots métiers , et si tu me fais du mal, ce n’est pas de ta l’aute j mais tachez, je te pr ie, de ne pas me manquer; eu pleurant'.
car j’ai déjà éprouvé que les angoisses de celte cériinonie ne sont pas très-soutenables.
Le ma:ître des cérémon ies y lui faisan t qneb~
qucs signes.